Quinze emplois perdus

Kingsway ferme ses portes à Chicoutimi

Le point de service de Kingsway à Chicoutimi... ((Photo Michel Tremblay))

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Le point de service de Kingsway à Chicoutimi a fermé ses portes vendredi dernier, causant la perte de 15 emplois.

(Photo Michel Tremblay)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(Chicoutimi) L'entreprise Kingsway Transport a fermé son centre de service de Chicoutimi vendredi dernier, causant la perte de 15 emplois.

Le terminus de Chicoutimi, situé au 880 boulevard du Royaume, servait à la cueillette et au déchargement de lots brisés, communément appelés LTL (Less Than A Truckload) dans le jargon du transport. La nouvelle est arrivée sans préavis pour la quinzaine de camionneurs concernée, ce qui a suscité la colère du syndicat des Teamsters, auquel les employés sont rattachés. Directeur des communications du syndicat, Stéphane Lacroix précise que l'entreprise a évoqué des motifs économiques pour justifier sa décision de fermer boutique à Chicoutimi. Selon lui, cette raison suscite de nombreux questionnements puisqu'une nouvelle convention collective a été ratifiée entre les deux parties il y a quelques mois à peine.

«Les camionneurs sont frustrés que l'employeur n'en ait jamais parlé à la table de négociations. Il a été question que le transport soit donné en sous-traitance. Les travailleurs sont d'avis que s'ils avaient été mis au courant, ils auraient pu faire des concessions pour aider l'entreprise à réaliser des économies», fait valoir le porte-parole des Teamsters.

La fermeture du point de service de Chicoutimi s'ajoute à celle du terminus de Val-d'Or il y a quelque temps. Dix personnes se sont retrouvées au chômage.

Selon Stéphane Lacroix la sous-traitance demeure un virage risqué. Il cite, en exemple, la décision prise en ce sens par Kingsway à Sherbrooke. L'expérience s'est avérée mitigée, dit-il.

Le permanent régional des Teamsters a rencontré les travailleurs licenciés au cours des derniers jours et des démarches ont été entreprises pour les aider à se replacer. Le syndicat n'entend toutefois pas lancer la serviette et n'exclut pas un recours en justice.

«On ne mettra pas le genou par terre tout de suite et nous allons explorer toutes les options qui s'offrent à nous au cours des prochaines semaines», enchaîne le directeur des communications.

Partie patronale

La direction de Kingsway, une filiale de Transforce, parle d'une décision difficile. Le porte-parole, Rick Leckner, assure que son entreprise désire de continuer de desservir le secteur de Chicoutimi.

«Ce n'est jamais un plaisir d'annoncer ce genre de fermeture. Nous le faisons pour des raisons économiques. Il faut parfois faire des consolidations», a-t-il tranché.

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