Perte potentielle de 400 000$

Trop de vent pour les navires

Le quai d'escale de La Baie était désert... ((Photo Michel Tremblay))

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Le quai d'escale de La Baie était désert hier midi. De forts vents ont forcé les deux navires prévus à l'horaire à rebrousser chemin.

(Photo Michel Tremblay)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le SS Navigator et le Ruby Princess sont apparus dans la baie des Ha! Ha! hier matin, mais tous deux ont dû rebrousser chemin en raison de forts vents. Ainsi, les quelque 5129 passagers et membres d'équipage attendus n'ont pu mettre pied à terre.

Tout était en place. Près de 150 bénévoles, artisans, agents de sécurité et membres du personnel à l'accueil attendaient les milliers de croisiéristes tôt hier matin au quai d'escale.

Le Ruby Princess, le plus gros navire à faire escale à La Baie qui était de passage pour une première fois avec ses 4314 passagers et membres d'équipage, était à l'ancre très tôt en matinée. Il devait transiger ses passagers à l'aide de navettes.

«Il a attendu pendant plus d'une heure trente, mais il ventait excessivement fort. Des pointes de vent sont montées jusqu'à 50 noeuds et la météo n'annonçait pas de changement. Il a dû rebrousser chemin», explique Priscilla Nemey, directrice développement et communications pour Promotion Saguenay.

Plus tard, le SS Navigator et ses 815 passagers et membres d'équipage ont du faire demi-tour pour des raisons de sécurité, même si le navire était à quai.

«Finalement, on a pu voir les navires, mais pas rencontrer leurs passagers», affirme Mme Nemey. «C'est sûr que c'est triste, mais le terminal est demeuré ouvert pour la population. Malgré les forts vents, c'était une belle journée d'automne.»

Bien qu'il s'agisse d'événements rares, pareilles situations sont survenues à quelques reprises par le passé. «C'est arrivé dans les premières années du quai d'escale. Deux navires avaient dû rebrousser chemin en raison d'une tempête. Puis une fois l'an dernier. Mais ce n'est pas régulier.»

Impact économique

Impossible toutefois de connaître l'importance des pertes engendrées par un tel changement de programme.

«Ce sont des choses qui peuvent arriver dans l'industrie touristique et nos partenaires en sont conscients. Nous, on présente les attraits aux lignes de croisières, mais les ententes entre elles et les fournisseurs demeurent privées. Nous ne voulons pas nous ingérer dans ça. Les attraits de la région nous divulguent leur nombre de visiteurs en fin de saison seulement. Il y a probablement plus de pertes en déception que financièrement.»

Le maire Jean Tremblay affirmait récemment que lors de leur escale, les passagers des bateaux de croisières dépensent en moyenne 110$.

On peut donc présager que comme 3604 croisiéristes étaient à bord des deux navires, ce sont des recettes de près de 400 000$ qui ont glissé entre les doigts de la région.

On ignore toutefois s'il y a remboursement pour les forfaits vendus à l'avance.

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