RTA mise sur les transports

Robert Lavoie (directeur projet développement économique régional de... ((Photo Rocket Lavoie))

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Robert Lavoie (directeur projet développement économique régional de RTA), Stéphane Bédard (député de Chicoutimi), Étienne Jacques (chef opérations RTA), Serge Simard (député de Dubuc) et André Martel (directeur usine Dubuc) montrent les pièces qui seront fabriquées à partir de petits lingots.

(Photo Rocket Lavoie)

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(JONQUIÈRE) La multinationale de l'aluminium, Rio Tinto Alcan (RTA), prend le train en gare immédiatement et investit 4,5 millions de dollars à l'Usine Dubuc pour installer une nouvelle unité de production de petits lingots à valeur ajoutée.

L'argent investi permettra d'augmenter la production de 45 000 tonnes annuellement. Ces nouveaux lingots sont destinés aux marchés des transports et de l'aluminium pour l'Amérique du Nord particulièrement. De plus, 14 nouveaux emplois seront créés et le début de la production devrait se faire au cours du second semestre de 2015 à l'usine du chemin de la Réserve.

Le chef des opérations, Métal primaire, Amérique du Nord pour RTA, Étienne Jacques et André Martel, le directeur de l'usine Dubuc, ont dévoilé les détails de cet investissement.

Même si le prix de la tonne de l'aluminium a subi une légère baisse récemment et que les inventaires demeurent élevés, RTA voit une opportunité d'en faire davantage pour le monde des transports et de l'automobile.

Les 45 000 tonnes de petits lingots à valeur ajoutée permettront de fournir des pièces d'automobiles, pour les pistons, les têtes de moteur et les tours de suspension notamment. La demande s'annonce de plus en plus forte.

Économies d'essence

«Les choses changent depuis la nouvelle législation aux États-Unis sur la consommation d'essence en litres par 100 kilomètres. On veut diminuer le poids des véhicules, mais il faut plusieurs années pour y arriver. Sur les chaînes de montage, le matériel choisi ne se change pas facilement et rapidement. Lorsque ça se fait, on sait que ça va être en place pour longtemps et pour la construction de millions de voitures», note M. Jacques.

«Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un engouement, mais plutôt d'une demande plus forte. Les constructeurs ont basculé leur chaîne pour un nouvel alliage. Nous voulons percer d'autres marchés éventuellement et c'est la raison pour laquelle nous voulons nous positionner au bon moment», mentionne M. Jacques.

De l'investissement de 4,5 millions de dollars, environ 2 M$ le seront en retombées économiques régionales.

Le directeur de l'usine Dubuc, André Martel, est bien heureux de cet investissement, surtout que ça démontre que les usines de RTA demeurent en tête dans les produits à valeur ajoutée.

«Il s'agit d'une excellente nouvelle pour notre installation. Ce projet représente un pas en avant pour notre usine, car nous pourrons réduire nos coûts d'opération et maintenir notre position avantageuse et concurrentielle sur nos marchés actuels. Ça représente un maillage important avec les autres usines de la région, car nous aurons besoin de nous approvisionner en métal chaud», note le directeur Martel.

Les 57 employés actuels de l'usine Dubuc fabriquent déjà des pièces de frein (Duralcan), la piscine des usines nucléaires (Boralcan), pour l'Airbus 330 et dans le milieu aéronautique.

Sbegin@lequotidien.com

«Il s'agit d'une bonne nouvelle. Il y a toutes sortes de possibilités. Tout débute par le transport. Il faut que les voitures soient moins lourdes. Si nous pouvons développer de nouveaux marchés, il est possible que l'usine puisse agrandir éventuellement.»

Interrogé sur l'importance de maintenir les crédits pour la Vallée de l'aluminium en raison des nouveaux alliages créés dans les usines régionales, le ministre Simard pense qu'il faut s'attarder à la recherche et au développement.

«Les crédits pour la Vallée de l'aluminium, c'est une chose. Mais il y a aussi les crédits à la recherche. Nous avons tout ce qu'il faut. Il y a des centres de recherche que nous ne trouvons pas ailleurs, de l'aluminium et l'expertise au niveau des travailleurs. Une chose est certaine, la région est en mesure de voler de ses propres ailes dans l'aluminium», de dire M. Simard.

Stéphane Bédard, député de Chicoutimi et chef par intérim du Parti québécois

«L'aluminium demeure un secteur d'avenir. La région est un pôle de développement important et un pôle de recherche. Ça nous permet d'être sur un marché où normalement c'est plus difficile d'entrer. Il y a des gens qui ont trouvé une façon de faire avec un alliage différent dans un marché en croissance.»

«Et ça va être en demande de plus en plus pour le marché automobile. Les produits plus légers seront en demande. Ce sont des marchés qui ont un haut potentiel. Nous avons un pied dedans avec des usines d'ici et à partir de recherche faite ici. Ce sont 14 emplois qui sont créés et de bons emplois», précise M. Bédard.

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