Trois groupes de Toronto, Hong Kong et Singapour acheteurs

Niobec vendue pour 500M $ US

La mine Niobec de Saint-Honoré est maintenant la... ((Photo Rocket Lavoie))

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La mine Niobec de Saint-Honoré est maintenant la propriété de Magris Resources, une société minière de Toronto, en partenariat avec deux société de placements de Hong Kong et Singapour, CEF Holdings et Temasek.

(Photo Rocket Lavoie)

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Catherine Doré
Le Quotidien

(Chicoutimi) Niobec n'aura pas mis de temps avant de trouver preneur. La mine de Saint-Honoré a été vendue pour 500 millions de dollars américains à une compagnie de Toronto, Magris Resources, en partenariat avec les sociétés de placements CEF Holdings et Temasek, respectivement basées à Hong Kong et Singapour. Un montant conditionnel de 30 millions $ US s'ajouterait à la facture si l'entreprise venait à exploiter le gisement de terres rares, de même qu'une redevance de 2 % applicable à toute la production.

Le 19 septembre, Le Quotidien annonçait qu'IAMGOLD avait mis en vente quelques mois plus tôt son installation saguenéenne pour se concentrer sur sa mission première, l'or. Tôt hier matin, Magris a annoncé sa nouvelle acquisition par voie de communiqué.

Joint par téléphone, le chef de la direction de Magris, Aaron Regent, se disait évidemment très heureux d'ajouter la mine à sa société.

« Nous sommes très heureux de cette acquisition. Niobec est un atout d'importance. Nous croyons que la mine a un très beau futur devant elle. Nous allons continuer d'investir pour que la mine puisse continuer à fonctionner, et ce, pour plusieurs années à venir. Nous voulons optimiser la durée de vie de la mine », soutient M. Regent dans la langue de Shakespeare, s'excusant au passage de ne pas parler français.

Mais avant de parler du futur, Magris se concentrera sur le présent.

« La transaction ne sera pas terminée avant quelque temps. Nous espérons que le tout soit complété pour le dernier trimestre de 2014, soit deux ou trois mois, le temps que la transaction soit approuvée par les mécanismes de régulation des marchés. »

« Il y aura une période de transition, nous avons d'ailleurs un plan d'établi. Nous avons surtout très hâte d'aller de l'avant », assure M. Regent.

Ce dernier a tenu à souligner « l'excellent travail de l'équipe de management » à Saint-Honoré.

« Il y a une très bonne équipe sur place qui nous offre un bon support. »

Le niobium avant les terres rares

Le chef de la direction de Magris soutient que bien que le gisement de terres rares, essentielles dans les composantes électroniques soit prometteur, l'entreprise se consacrera d'abord à l'extraction du niobium.

« Les éléments de terres rares sont très intéressants. Toutefois, notre mission première est le niobium. Il est évident que les terres rares ajoutent à la valeur totale de Niobec, mais notre priorité, c'est définitivement d'optimiser le gisement de niobium », explique M. Regent.

L'homme d'affaires n'est pas en terrain inconnu à Saint-Honoré, ayant déjà visité les lieux à au moins cinq reprises, selon ses dires. Il souhaite maintenant continuer à travailler avec les autorités locales, comme IAMGOLD avait fait avant lui.

« Absolument. Nous souhaitons avoir une relation positive avant les gens du milieu, mais nous voulons aussi solidifier ces liens. Le Québec est un endroit très attirant pour les compagnies minières, j'ai eu plusieurs belles expériences par le passé. Il y a une longue tradition de succès ici. »

« J'ai visité l'endroit à cinq ou six reprises, si bien que je connais déjà mon équipe. Dans les semaines à venir, il y aura des rencontres avec les autorités locales, pour qu'ils apprennent à nous connaître et qu'ils puissent nous guider », de conclure Aaron Regent.

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