Vignettes de stationnement sur certaines rues

«C'est la première fois que j'entends parler de ça!» - Jean Tremblay

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Le maire Jean Tremblay

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(CHICOUTIMI) C'est en écoutant la télévision que le maire Jean Tremblay a été mis au fait que Saguenay allait implanter un système de vignettes payantes pour le stationnement sur certaines rues. " C'est la première fois que j'entends parler de ça! Si je permets ça, dans cinq ans, on va être la ville des vignettes. »

«J'étais assis dans mon salon! À Saguenay, on ne charge pas pour le stationnement, non non. Je ne changerai pas d'idée là-dessus. Je ne sais pas s'ils ont passé ça à l'arrondissement, mais ç'a ben beau avoir été annoncé, ils vont me rencontrer là-dessus. C'est clair. »

Le conseiller municipal Simon-Olivier Côté, en entrevue à TVA, a expliqué les intentions de Saguenay. " Il y a des rues où les résidants ont de la misère à circuler, a-t-il souligné. La vignette sera renouvelable chaque année et sera identifiée à un seul véhicule. Ce ne sera pas une vignette que tu peux prêter ou louer. (...) Si on regarde à Montréal ou Québec, le coût est de plus de 100 $. Nous, on parle d'une cinquantaine de dollars. C'est un coût symbolique. " De telles vignettes seraient implantées dans les rues avoisinantes du Cégep de Chicoutimi, de l'UQAC et de l'hôpital, expliquait M. Côté en entrevue. Il était mentionné dans le reportage que le tout pourrait éventuellement aussi être mis en place à Jonquière, près du cégep.

Le bras dans le tordeur

«Ça commence par un petit chiffre là, mais je vous le dis, si on laisse faire ça, dans trois ans, ce sera 100 $! Cinquante dollars, ça va à l'encontre de toutes mes politiques, a dit le maire en entrevue téléphonique. Ça va finir à 100 ou 150 $ ça! C'est une taxe indirecte; je ne sais pas où ils ont pris cette idée-là, mais je sais qu'ils ne m'en ont pas parlé. Et ils étaient mieux de ne pas m'en parler non plus, parce que c'est clair que j'aurais refusé! S'il y a des problèmes de stationnement, qu'ils trouvent un moyen sans faire une taxe déguisée. »

Le premier magistrat assure que l'idée ne lui a pas été acheminée. " J'écoutais ça, et je n'en revenais pas. Si on commence à faire payer le monde pour le stationnement, après on va les faire payer pour quoi? Ça va finir quand? Dès demain je vais voir ce qu'on va faire avec ça. Il va peut-être falloir que l'on se creuse la tête un peu, mais on ne taxera pas. »

Pas payantes

Il a été impossible de joindre Simon-Olivier Côté, hier soir. Le conseiller Marc Pettersen, qui a été président de l'arrondissement de Chicoutimi en l'absence de Jacques Fortin, a toutefois expliqué que jamais il n'avait auparavant été question de faire payer les citoyens concernés.

«Quand on a parlé de vignettes, on parlait que ce serait gratuit. On voudrait aller de l'avant dans un esprit de gratuité. Le but était de remettre à des citoyens, qui vivent des problèmes de stationnement dans leur rue, des vignettes pour qu'ils puissent se stationner devant chez eux. Nous en avons discuté avec l'urbanisme et le conseil d'arrondissement. C'est un projet qui est encore en gestation. C'est par contre un fait que ça déborde dans certains quartiers et que ça cause des problèmes, entre autres quand il y a des tempêtes l'hiver. »

Dans le reportage télévisé, il était mentionné que la décision avait été prise et serait effective en 2015.

Kbelley-Murray@lequotidien.com

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