Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

La loto prof suscite de la frustration

La rentrée est à peine entamée que la... (Photo Thinkstock)

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La rentrée est à peine entamée que la frustration règne chez les 185 enseignants à statut précaire de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay oeuvrant en suppléance au préscolaire et au niveau primaire.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) La rentrée est à peine entamée que la frustration règne chez les 185 enseignants à statut précaire de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay oeuvrant en suppléance au préscolaire et au niveau primaire.

Cette frustration provient du fait que, l'été dernier, la direction de la commission a modifié sa politique de gestion de la liste de suppléance, autrefois gérée par école, pour la confier à un centre d'appels logé au service des ressources humaines.

Selon les informations obtenues, lorsqu'un enseignant a besoin d'être remplacé pour une courte durée (moins de 10 jours), la secrétaire responsable doit procéder au remplacement en tirant au hasard le numéro d'un enseignant suppléant, sans égard à son expérience ou heures de travail accomplies dans le passé. Il en résulte qu'un suppléant tout fraîchement diplômé de l'université a autant de chance qu'un autre ayant terminé il y a quelques années d'obtenir une prestation de travail.

Suppléants en colère

Cette nouvelle politique de remplacement soulève la colère parmi les suppléants d'autant plus que certains craignent de ne jamais être chanceux lors des tirages au hasard.

«Nous croyons qu'il n'est pas normal et logique qu'une personne ayant cinq années d'expérience ait autant de chance qu'une autre qui a trois mois ", a indiqué notre source. Selon cette même source, aucune direction d'école n'aurait accepté la nouvelle procédure qui s'applique tout de même en raison d'une volonté du conseil des commissaires.

Du côté du Syndicat de l'enseignement du Saguenay (FSE-CSQ), la présidente Aline Beaudoin confirme que la commission scolaire a modifié sa pratique et qu'il y a eu beaucoup de retours en raison du mécontentement.

«Nous avons partagé les craintes des suppléants plus d'une fois auprès de la direction. C'est une décision politique et la direction nous a dit qu'elle ne pouvait revenir en arrière ", déclare Mme Beaudoin. Elle rappelle qu'avant les changements, les listes de suppléance étaient gérées par école, ce qui permettait aux élèves d'avoir devant eux des suppléants connus dans leur milieu.

Partage de la tarte

Mme Beaudoin craint que la nouvelle méthode de remplacement n'ait un effet pernicieux puisqu'il est possible que certains suppléants subissent une importante baisse de revenus. En fin de compte, on vient de diviser la banque d'heures de remplacement par 185. Cette banque d'heures de remplacement est constituée des six jours de congés de maladie dont dispose chacun des 380 enseignants réguliers oeuvrant dans les 38 écoles de niveau préscolaire et primaire, auxquels s'ajoutent des congés de formation.

«On n'est pas contre l'équité, mais on se demande déjà si la commission scolaire n'aura pas à faire des changements ", affirme Mme Beaudoin.

Elle souligne que les représentations syndicales ont permis certains aménagements pour les classes spéciales ainsi que les écoles situées en milieux éloignés comme le Bas-Saguenay et Sainte-Rose-du-Nord.

À la commission scolaire, la responsable des communications, Hélène Aubin, a confirmé que le choix des suppléants se fait maintenant au hasard afin de laisser la chance au plus grand nombre possible d'obtenir une prestation de travail, mais n'a pu fournir plus de détails.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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