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Pas question de rouvrir le budget

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La présidente de la Commission scolaire des Rives du Saguenay, Liz Gagné.

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(Chicoutimi) La présidente de la Commission scolaire des Rives du Saguenay, Liz Gagné, n'entend pas modifier le budget adopté par le conseil des commissaires prévoyant une réduction de 50 % de la facture des achats de livre qui est de l'ordre de 180,000 $ par année.

Les cadres de la commission scolaire ne seront pas en mesure de se plier à la directive qu'ils recevront au cours des prochains jours les invitant à maintenir les budgets pour les achats de livre. Cette missive qui proviendra du ministère à la demande du premier ministre Philippe Couillard, à la suite des déclarations de son ministre Yves Bolduc sur l'utilité des livres, risque donc de se retrouver «la filière 13».

«Si le ministre de l'Éducation ou le premier ministre ont des choses à nous dire, qu'ils prennent le téléphone pour nous parler. Il n'est pas question pour nous de modifier le budget qui a été adopté», a soutenu Liz Gagné, jugeant que tout cet exercice va une fois de plus ternir l'image des commissions scolaires qui affichent pourtant des performances de gestion supérieures à la norme avec des frais d'administration de seulement 4 %.

À la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, le budget alloué à l'aide à la réussite scolaire était de 2,7 M$. Les commissaires répartissaient cette enveloppe entre les différents services mis en place au cours des dernières années pour soutenir la réussite, dont les achats de volumes pour les bibliothèques.

«Le gouvernement du Québec a fait une ponction de 900 000 $ dans ce budget. Nous avons jugé qu'il était préférable de répartir les compressions au lieu de supprimer complètement un poste budgétaire. Il y a quand même le maintien de l'achat des outils numériques (ce qui inclut des livres)», explique la présidente.

Cette dernière ne croit pas que cette décision du gouvernement a été uniquement motivée par les nombreuses critiques contre le ministre de l'Éducation Yves Bolduc, qui a minimisé l'importance du livre pour un jeune qui fréquente l'école. Liz Gagné indique que le premier ministre Couillard n'a pas résisté au lobby des éditeurs de livres qui a passé son message au gouvernement du Québec pour contrer les dirigeants des commissions scolaires qui avaient fait le choix de couper dans l'achat de nouveaux volumes pour les bibliothèques.

Selon la présidente, le ministre, et même le premier ministre, ne peuvent pas passer par-dessus le pouvoir local pour modifier les budgets déjà dotés. Liz Gagné estime qu'il est question, dans ce débat, du respect du pouvoir politique scolaire qui a fait des choix en fonction des commandes gouvernementales. Elle s'attend à d'autres compressions budgétaires tout aussi sinon plus importantes pour le printemps.

La présidente de la commission scolaire trouve cavalier le comportement des gouvernements qui se succèdent à l'endroit des commissions scolaires quand est le temps d'imposer des compressions budgétaires, et juge plus approprié de trouver des solutions pour mieux utiliser les ressources.

C'est ainsi qu'elle a proposé une fusion avec la commission scolaire de la Jonquière qui aurait permis de réaliser des économies annuelles d'un million $ rapidement. Jonquière a refusé d'aller plus loin dans le processus.

Liz Gagné persiste en ce qui concerne la possibilité de mettre en commun des services pour les quatre commissions scolaires de la région. Elle voit dans cette formule un meilleur fonctionnement. Elle a cité en exemple tout le secteur de l'éducation aux adultes et des services de formation pour les entreprises. La région pourrait avoir une seule carte de services selon la présidente.

En ce qui concerne plus spécifiquement la rentrée scolaire, la Commission scolaire des Rives-du-Saugenay débute l'année avec une légère augmentation de la clientèle provoquée par la hausse au primaire. Des travaux de réfection se déroulent dans des écoles (gymnase), et la commission a déménagé l'anglais intensif primaire en 6è année à l'école Lafontaine qui est fréquentée par des élèves du premier cycle au secondaire (niveau un et deux).

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