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Des jeunes pourront découvrir le Zoo de Saint-Félicien... ((Courtoisie))

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Des jeunes pourront découvrir le Zoo de Saint-Félicien différemment cet été dans le cadre du camp de vacances boréal.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) L'école est terminée. L'été est arrivé hier. Mais comme papa et maman ne sont pas nécessairement en vacances tout au long de la période estivale, les camps sont souvent la solution pour occuper les enfants et leur permettre d'apprendre, de se dépenser et de s'amuser. Le Progrès-Dimanche a fait une tournée non exhaustive des camps offerts en région. Question de savoir ce que feront les jeunes cet été, et pour les retardataires, de voir où il est encore temps de s'inscrire.

Difficile de dresser le portrait de l'ensemble des camps offerts dans la région. Camps de jour, camps spécialisés, l'offre est aussi grande que diversifiée.

Certaines tendances semblent tout de même se dessiner. Les sciences ont la cote auprès des jeunes. Les places dans les camps à saveur scientifique s'envolent rapidement. Les sports attirent toujours. Mais la situation semble plus difficile dans certaines disciplines artistiques.

LES CAMPS DE JOUR DÉBORDENT À SAGUENAY

Les camps de jour municipaux sont fort populaires à Saguenay. Quelque 8085 enfants fréquenteront les camps municipaux dans les trois arrondissements de Saguenay cet été.

Selon Jeannot Allard, responsable des communications de Saguenay, 94% des places sont comblées.

«Ça se passe très bien pour les inscriptions. Il est toujours possible de s'inscrire. Il y a encore des places dans certains groupes.»

Pour une deuxième année consécutive, les jeunes qui prennent part aux camps de jour offerts à Saguenay sont rassemblés dans les écoles secondaires.

Effectivement, les camps de jour ne sont plus tenus dans les quartiers. Les enfants sont accueillis par les moniteurs à la Polyvalente Charles-Gravel à Chicoutimi-Nord, l'école secondaire L'Odyssée Dominique-Racine à Chicoutimi, la Polyvalente Jonquière et la Polyvalente de La Baie.

Il en coûte 25$ par semaine pas enfant.

«Avant, c'était plus cher. Maintenant, c'est très abordable. C'était une volonté politique que ce soit comme ça. Depuis qu'on a regroupé les camps, le nombre d'inscriptions a explosé", confirme le responsable des communications.

1300 INSCRIPTIONS AU PAVILLON SPORTIF DE L'UQAC

Le Pavillon sportif de l'UQAC sera aussi grouillant d'activité au cours de la période estivale. Quelque 1300 jeunes participeront aux différents camps de jour offerts. Là aussi, les inscriptions vont bon train. «Plusieurs groupes sont complets, mais dans certains groupes, il reste encore quelques places», affirme Sophie Desgagné, responsable des activités jeunesse.

Multisport, camp aquatique, danse, cirque, anglais par le sport, tennis, sciences et sports, football, mini-football,... Les jeunes ont accès à plusieurs types de camps.

Du nombre, celui en tennis ainsi que celui en sciences et sports se démarquent. «Ce sont les plus populaires. Les deux affichaient complet en quelques heures. En tennis, 14 jeunes seulement peuvent prendre part au camp chaque semaine. Quant à elle, la formule en deux volets du camp sciences et sports est très populaire puisque les jeunes font des sciences en avant-midi et des sports en après-midi.»

L'anglais par le sport invite les jeunes à s'exprimer en anglais dans le cadre d'activités sportives. "Ça répond au besoin d'une certaine catégorie de parents et ça permet aux enfants d'être moins gênés.»

Il est toujours possible de s'inscrire aux différents camps jusqu'à la semaine du début de celui choisi.

C'EST PRESQUE PLEIN POUR LES DÉBROUILLARDS ET GÉNITRUCS

La coordonnatrice des camps des Débrouillards destinés aux 5 à 12 ans et des camps scientifiques Génitrucs pour les 12 à 15 ans confirme que les places s'envolent rapidement.

«C'est très populaire depuis plusieurs années», témoigne Marie-France Girard. «La science intéresse beaucoup les jeunes. Cette année, les parents ont été rapides pour l'inscription. Chaque année, le nombre de places offertes augmente pour répondre à la demande.»

Ceux qui aimeraient fréquenter un camp scientifique peuvent tenter leur chance, mais les places se font de plus en plus rares.

LE ZOO SAUVAGE DE SAINT-FÉLICIEN EST BIEN POPULAIRE

Le camp de vacances boréal du Zoo sauvage de Saint-Félicien est toujours aussi populaire. Le nombre de places étant limité, quelques jeunes seulement peuvent toujours s'inscrire. Chaque semaine, du 22 juin au 16 août, 24 enfants âgés de 8 à 12 ans pourront prendre part au camp spécialisé en écologie et en science de la nature.

«Le terrain de jeux des jeunes, c'est le zoo. Ils ont accès aux coulisses. Et ils sont hébergés cinq nuits à l'Auberge de la nuit boréale sur le site historique du Moulin des Pionniers. Ils passent aussi une nuit sur le site du zoo», affirme Christine Gagnon, directrice de la conservation et de l'éducation qui précise que 65% des participants au camp proviennent de la région.

UNE 24e ANNÉE UN PEU PLUS DIFFICILE POUR INTERMEZZO

La situation est moins facile pour Les Sessions musicales Intermezzo. À quelques jours du début du camp de jour, qui se déroule à l'école Riverside d'Arvida du 30 juin au 12 juillet, plusieurs places sont encore disponibles.

Micheline Migneault, trésorière du camp, confirme que le nombre d'inscriptions n'est pas à la hauteur des attentes cette année. «Nous recevons habituellement environ 90 élèves et nous avons 18 professeurs», souligne-t-elle. «Cette année, c'est plus difficile. Pourtant, les inscriptions ont démarré plus rapidement que d'habitude. Mais ç'a vite ralenti.»

Le camp qui en est à sa 24e année est axé sur la musique, mais propose également des ateliers en théâtre, danse et arts plastiques. Le point culminant des deux semaines de formation est un concert de clôture présenté au Mont-Jacob.

Les Sessions musicales Intermezzo s'adressent autant aux débutants qu'aux élèves avancés de cinq ans jusqu'à l'âge adulte. «Deux semaines de formation équivalent à un an d'études. Le camp est offert pour s'initier à un instrument, ou pour se perfectionner.»

Mme Migneault estime que plusieurs facteurs peuvent expliquer la baisse d'inscriptions. «Il y a le contexte économique. Il y a aussi une baisse d'intérêt pour les instruments à vent par exemple. Ces disciplines sont même en danger au Conservatoire.»

Selon elle, le nombre et la diversité de camps offerts divisent également la clientèle.

LE CAMP MUSICAL DU SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN CONNAÎT UNE BAISSE

Marie-Dominique Bergeron, directrice générale du Camp musical du Saguenay-Lac-Saint-Jean, constate une baisse dans les inscriptions.

«Il y a de plus en plus d'offres de camps de toutes sortes de nature et les gens sont limités dans leur investissement financier pour ces activités. La baisse est aussi liée à la baisse de démographie.»

Une courbe descendante du nombre d'inscriptions est observée depuis quelques années au Camp musical du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

«Il y a une baisse de clientèle généralisée dans les écoles de musique, ça se fait sentir ici aussi», confirme Marie-Dominique Bergeron. «On en est environ au même point qu'à pareille date l'an dernier.»

Le camp a enregistré jusqu'à 500 inscriptions par le passé. Depuis quelques années, on parle plutôt d'entre 400 et 450 inscriptions.

«Chez les enfants et les adultes, ça va très bien. C'est particulièrement chez les adolescents que le nombre d'inscriptions est en baisse», explique la directrice générale qui souligne que 50% des participants au camp proviennent de l'extérieur de la région. Il est possible de s'inscrire jusqu'à la date de début de chaque session.

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