Année déterminante pour Pangea

L'année 2014 sera déterminante pour Pangea. Quatre fermes d'envergure seront en... (Laura Lévesque)

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Laura Lévesque

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(Alma) L'année 2014 sera déterminante pour Pangea. Quatre fermes d'envergure seront en place au Lac-Saint-Jean pour la prochaine saison agricole. Ces fermes compteront chacune entre 2000 à 5000 acres et la propriété sera partagée entre Pangea et quatre agriculteurs locaux.

Ce sera la première fois que le modèle développé par Charles Sirois et Serge Fortin sera entièrement testé au Lac-Saint-Jean. Les terres acquises par Pangea au cours de la dernière année seront toutes exploitées en 2014 par le biais de la Société opérante agricole (SOA), laquelle prévoit que 51% des parts sont détenues par un agriculteur local.

Deux fermes couvriront les terres d'Hébertville à Péribonka, en passant par Alma. Les deux autres seront situées de Saint-Prime vers Dolbeau-Mistassini.

«Nous avons encore des discussions avec certains producteurs. On ne peut donc pas donner tous les noms des gens. Mais je peux vous dire que parmi les quatre agriculteurs, on retrouve une relève familiale, une relève non apparentée, un jeune agriculteur dans la trentaine qui veut développer sa ferme et un producteur d'envergure», laisse tomber Serge Fortin, dans une entrevue accordée au Quotidien. «En 2012, on a développé le modèle, on a fait les études. En 2013, on a acheté les terres. 2014, c'est le temps de croître», ajoute-t-il.

L'an dernier les terres achetées par le groupe ont tout de même été cultivées par des employés de Pangea. Une première année difficile sur le plan de la rentabilité, admet M. Fortin.

«Il y a eu certains problèmes à quelques endroits. Il faut dire qu'on a commencé à cultiver une semaine après avoir acheté les terres à la Banque Nationale. Je ne connais aucune autre organisation au Québec capable de faire ça aussi rapidement. Et on s'était également lancé dans une dizaine de cultures différentes, car on voulait continuer ce qu'il y avait déjà pour ne pas déranger les habitudes au départ. Il est évident qu'on n'en refera pas autant. De façon générale, on est content. Et une première année, c'est une première année», exprime Serge Fortin.

Critiques de l'UPA

L'Union des producteurs agricoles (UPA) critique sévèrement le modèle développé par Charles Sirois et Serge Fortin, les accusant de nuire à la relève en mettant notamment la pression à la hausse sur la valeur des terres agricoles. Des arguments fallacieux, estiment les dirigeants de Pangea.

«Notre modèle, c'est une société agricole avec des entrepreneurs en région pour des retombées régionales. Si quelqu'un vous dit que je suis un accapareur de terres, un spéculateur, que je paye trop cher les terres, c'est faux. On veut une organisation rentable, durable, pérenne et inclusive dans le milieu», insiste M. Fortin, également agriculteur à L'Assomption.

Ce dernier précise du même souffle que Pangea n'a pas acheté les terres à des prix trop élevés.

«On a acheté à la valeur agricole. Si elle était trop chère et qu'elle n'avait pas de rendement, on ne l'achèterait pas. Et je ne peux pas avoir fait augmenter les prix, car je n'étais pas là lorsque le prix a monté», mentionne M. Fortin, en montrant les chiffres de la Financière agricole.

Pangea n'a également pas l'intention de vendre les terres dans un avenir rapproché, comme le prétendent certains de leurs détracteurs.

«Notre entente, moi et Charles, c'est 50 ans. Je veux que mes enfants et mes petits-enfants en profitent aussi. Et avec les producteurs locaux, on fait des ententes renouvelables d'environ 10 ans», précise M. Fortin.

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