Le ministre Bernard Drainville devant le Cercle de presse

La charte répond à un besoin

Bernard Drainville est convaincu que cette charte trouvera... ((Photo Michel Tremblay))

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Bernard Drainville est convaincu que cette charte trouvera des appuis d'ici son adoption et qu'il est donc nécessaire de poursuivre le dialogue.

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(Chicoutimi) Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville, n'a jamais cru un instant que le débat sur la Charte des valeurs allait passer comme lettre à la poste et est persuadé que la proposition gouvernementale permettra d'établir clairement les paramètres de la vie commune au sein de la société québécoise et surtout de marquer la neutralité absolue de l'état.

Hier, devant le Cercle de presse du Saguenay, le ministre qui pilote la Charte des valeurs a répondu du tac au tac aux critiques exprimées par le sociologue Gérard Bouchard de l'Université du Québec à Chicoutimi deux jours plus tôt à la même tribune. Gérard Bouchard reprochait au gouvernement d'avoir lancé un débat sans avoir entre les mains des études démontrant la nécessité d'adopter la Charte des valeurs.

«Nous avons régulièrement des demandes concernant les accommodements raisonnables dans les commissions scolaires. Les gens nous demandent d'intervenir. Il y a aussi des parents pour qui ça dérange de laisser un enfant à la garderie avec une éducatrice qui porte un signe religieux comme un foulard. Les gens nous le disent. Quand vous faites de la politique, et que les gens font état de problèmes, vous vous devez d'agir pour résoudre les problèmes. C'est ce que nous faisons en ce moment», a répété le ministre péquiste tout en prenant soin de bien spécifier qui devra cesser de porter un signe religieux dans le cadre de son travail.

«La personne qui transige avec l'État doit le faire à visage découvert. Il est donc normal que la personne qui représente l'État n'ait aucun signe religieux. Il faut se placer dans le cas ou une personne gestionnaire de l'État qui porte un signe religieux soit dans l'obligation de poser un jugement sur un accommodement demandé par une autre personne. Quel message ce gestionnaire risque d'envoyer?», reprend le ministre.

Pour l'instant, rien ne permet de croire que le gouvernement à l'intention de reculer sur les différentes mesures proposées, dont les signes religieux personnels comme le voile. Bernard Drainville a indiqué que pas moins de 100 000 personnes ont fait parvenir au gouvernement des commentaires sur le contenu de la Charte qui deviendra d'ici quelques mois un projet de loi. Le ministre assure que les commentaires sont lus, et feront l'objet d'analyses de façon à bonifier le projet.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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