Résolu se tourne vers le papier-tissu

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Robert Dufresne était l'invité de la Chambre de commerce de Saint-Félicien. Il a dressé le bilan des actions et investissements faits par Résolu depuis l'achat de l'usine de pâte kraft de Saint-Félicien.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) Pour contrer la baisse de la demande pour le papier d'impression, l'usine de pâte kraft de Produits forestiers Résolu se tourne vers le marché du papier-tissu.

«Avant, le marché du papier d'impression et d'écriture représentait 80% de nos ventes. Maintenant, c'est seulement 20%. Nous avons fait un réalignement de clientèle pour vendre notre pâte pour les papiers hygiéniques et essuie-tout qui ont une progression constante. D'ailleurs, nous faisons de la recherche pour ajouter de la valeur à notre produit pour nous adapter à ces marchés», a informé le directeur de l'usine de pâte de Saint-Félicien, Robert Dufresne, lors d'un dîner-conférence de la Chambre de commerce de Saint-Félicien. Il s'agissait d'une occasion de faire le bilan un an après l'acquisition de l'usine auprès de Fibrek.

Pour s'ajuster à cette nouvelle clientèle et face à la rareté des copeaux, la compagnie veut essayer, cet automne, de fabriquer de la pâte à partir de la fibre de tremble. «Nous allons faire un test de quelques jours de cuire de la pâte avec cette fibre. Nous pensons en faire 2000 tonnes avec 4000 tonnes de copeaux. Nous voulons faire des tests pour vérifier si la pâte sera suffisamment solide pour ne pas casser pendant le processus de fabrication», a précisé l'ingénieur en chimie.

Si les tests sont concluants, l'usine pourrait, dans le futur, fabriquer 10% de sa production de pâte avec du tremble. Cette pâte coûterait moins cher et permettrait de consommer du bois qui n'est plus récolté en forêt ou bien de s'approvisionner auprès de producteurs privés.

L'usine n'a pas le choix de se diversifier pour suivre dans ce marché en décroissance. «La compétition est féroce et les usines sont plus modernes et plus grosses que la nôtre. Une nouvelle construite au Brésil a cinq fois notre capacité annuelle», a mentionné Robert Dufresne.

Mauvaises surprises

Résolu a eu de nombreuses mauvaises surprises quand elle a acheté l'usine à Fibrek. Plusieurs équipements étaient dans un mauvais état et des travaux importants ont dû être faits notamment dans les bassins de décantation, la chaudière de récupération et des réservoirs de produits chimiques. Une facture de 10 M$. Même si la compagnie a dû investir en plus 4,3 M$ en entretien préventif en 2013, ces sommes ont été récupérées, car les coûts de production ont été réduits et les profits ont augmenté.

L'arrivée du gaz naturel va faire économiser 7 M$ par année à l'usine, soit l'équivalent de 20$ la tonne de pâte, ce qui est très important dans le contexte actuel.

Main-d'oeuvre

Présent à ce dîner-conférence, le président du syndicat, Mario Bernier, a déploré les coupes d'une trentaine de postes de cadres et syndiqués depuis l'arrivée de Résolu. Robert Dufresne a voulu être rassurant en affirmant qu'avec les départs à la retraite au cours des prochaines années, il y aura beaucoup d'emplois à combler.

Finalement, le directeur de l'usine a parlé longuement de l'importance que Résolu porte à la santé et sécurité au travail. De nombreux efforts ont été mis en place pour réduire le nombre d'accidents. Les résultats sont là. Ils sont passés de 2,9 par tranche de100 employés en 2012 à 0,7 en 2013. «Notre objectif est qu'il n'y en ait plus. On ne vient pas travailler pour se blesser», a-t-il affirmé.

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