Projet de règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance

Des irritants en milieu familial

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Le projet de règlement a été publié dans la Gazette officielle le 17 juillet.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Plusieurs modifications proposées dans le Projet de règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance sont remises en question par les différents intervenants du milieu qui s'interrogent quant à leur application en milieu familial.

Serge Boily, président du conseil d'administration du Regroupement des CPE, bureaux coordonnateurs et CPE-BC du Saguenay-Lac-Saint-Jean, affirme que certains points du projet devraient être revus. «Les choses auraient pu aller plus loin sur certains points, et sur d'autres, elles vont trop loin. Actuellement, les RSG (éducatrices en milieu familial) ont deux ans après l'obtention du permis pour compléter leur formation. Ce qui est trop. Le projet de règlement veut qu'elles aient leur formation avant de faire la demande de permis. Personnellement, je pense que c'est exagéré.»

L'obligation pour les remplaçantes de suivre certaines formations suscite aussi l'inquiétude.

«Trouver une remplaçante occasionnelle va être encore plus dur. Certaines vont être obligées de fermer et c'est les parents qui ne seront pas contents. Par contre, avoir quelqu'un de qualifié à la maison, c'est rassurant», affirme Nathalie Reid, présidente du Syndicat des responsables de services de garde en milieu familial du Saguenay, affilié à la CSN.

«Le gouvernement propose beaucoup de changements. Certaines choses ne sont pas applicables en milieu familial», estime Lucie Longchamps, représentante à la FSSS-CSN. «L'obligation de garder les produits ménagers sous clé pose notamment problème. C'est difficile de penser que dans une résidence, les armoires de salle de bains, de cuisine et de salle de lavage soient barrées.»

Nathalie D'Amours, de l'Association des éducatrices et éducateurs en milieu familial, a effectué deux visites dans la région afin de prendre le pouls des RSG au cours des derniers jours.

«C'est quand on additionne toutes les petites choses que le vase déborde. Le projet rend tellement difficiles les critères de remplacement que les chances de se faire remplacer sont quasi nulles. On a l'impression de retourner en arrière.» La dame se dit offensée par le contenu du projet. «Avec ce projet, on enlève les derniers jalons de décision aux RSG. Elles sont des travailleuses autonomes seulement quand ça fait l'affaire du gouvernement», estime celle qui souhaite recruter des membres à l'approche de la fin de l'entente collective.

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