Phénomène rare

Des bleuets roses

Le bleuet de couleur rose a fait son apparition dans des champs de l'entreprise... (Photo Isabelle Tremblay)

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(Normandin) Le bleuet de couleur rose a fait son apparition dans des champs de l'entreprise Bleuets Boréal et de la Bleuetière coopérative de Normandin. On en retrouve aussi dans d'autres bleuetières de la région, mais ce phénomène est extrêmement rare.

Jean-Marc Bernard est gérant des deux entités depuis 14 ans. C'est la deuxième fois qu'il remarque ce phénomène. Méconnue de la population, cette variété est délicieuse, bien qu'elle soit moins sucrée et moins juteuse que la bleue.

«Ici, on les appelle les bleuets albinos. Souvent, en les voyant, les gens pensent qu'ils ne sont pas murs étant donné leur couleur, mais ils sont bel et bien prêts. Cette sorte de bleuet est très rare. Sur nos quelque 1800 âcres, nous avons une superficie approximative de seulement 15 pieds carrés de plants de petits fruits roses», raconte-t-il.

Évidemment, au fil des ans, ces plants gagneront du terrain et se propageront. Mais pour le moment, M. Bernard estime qu'il serait plutôt surprenant que le bleuet de cette couleur gagne en popularité. La raison? Ce que les gens aiment d'abord et avant tout, c'est la traditionnelle perle bleue.

«En ce moment, nous sommes bien loin d'en faire la mise en marché, car nous n'en avons pas beaucoup. Toutefois, nous avons un cueilleur qui vient les ramasser pour se faire des confitures. Et les gens ne le croient pas lorsqu'il leur dit qu'elle est faite à base de bleuets roses».

Dans les bleuetières, on retrouve une multitude de clones différents. Pour Bleuets Boréal et la Bleuetière coopérative de Normandin, les plants de bleuets bleus occupent environ 80% de la superficie des champs. Pour ce qui est du bleuet noir, il représente le reste de la production.

Bonne saison

Contrairement à la situation désastreuse que connaissent certaines bleuetières du nord du Lac-Saint-Jean, Jean-Marc Bernard affirme que le bilan s'annonce plutôt positif pour les entreprises qu'il gère.

«Nos pertes seront d'environ 20 à 25% de la production, cette année, à cause du gel. C'est un bilan positif si on le compare à certains qui ont de 70% à 100% de perte.»

Entre 1,8 million et 2,3 millions de livres de bleuets sont récoltées chaque année dans ce secteur.

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