Lock-out des concessionnaires

Des manifestants pénètrent chez Kia

Une quinzaine de manifestants ont semé l'émoi, hier... ((Photo Rocket Lavoie))

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Une quinzaine de manifestants ont semé l'émoi, hier après-midi, en pénétrant chez le concessionnaire automobile Kia Harold Auto du boulevard du Royaume, à Chicoutimi.

(Photo Rocket Lavoie)

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Julien Renaud
Le Quotidien

(Chicoutimi) Une quinzaine de manifestants ont semé l'émoi, hier après-midi, en pénétrant chez le concessionnaire automobile Kia Harold Auto du boulevard du Royaume, à Chicoutimi. Certains étaient masqués, quelques-uns scandaient des slogans en brandissant une banderole, alors que d'autres tapaient sur des casseroles. Au final, neuf d'entre eux ont reçu une amende de 147,95 $ pour avoir troublé la paix.

Les jeunes visiblement âgés dans la vingtaine désiraient ainsi faire acte de solidarité envers les travailleurs en lock-out depuis cinq mois.

« C'est par solidarité, c'est tout », commente un des manifestants, demandant l'anonymat. À l'instar du reste du groupe, il a limité ses commentaires, ce qui semblait être le mot d'ordre. Ils ont par contre transmis un communiqué en début de soirée. « Quand il y a un conflit de travail, les lignes de piquetage doivent bloquer la machine à profit. Nous sommes heureux d'avoir brisé la paix sociale, celle qui maintient 450 familles dans l'indigence. Ce n'est pas à coup de contraventions et d'intimidation que la police et les concessionnaires pourront taire notre solidarité », ont-ils transmis, invitant les consommateurs à retarder leur achat.

Les jeunes s'étaient préalablement regroupés à proximité du concessionnaire du boulevard du Royaume, avant de passer à l'acte. « Nos vies valent plus que leurs profits », était-il possible de lire sur une bannière.

Selon les informations recueillies sur place, les manifestants étaient déjà hors de l'établissement à l'arrivée des policiers. Selon l'un d'entre eux, qui semble agir à titre de chef et de porte-parole du groupe, les manifestants auraient rapidement été jetés à l'extérieur du commerce par les employés, et ce, sans délicatesse. « Ils nous ont poussés dehors. Ils nous ont rudoyés. Nous avons une vidéo qui prouve les méfaits réalisés envers nous. S'ils nous avaient laissés entrer et lancer notre message, on aurait fini par quitter les lieux », soutient-il. Une fois à l'extérieur du commerce, le groupe a bloqué l'entrée du stationnement, jusqu'à l'arrivée des policiers.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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