Des jeunes à la mine basse

Les cours d'été pour les élèves de la... (Photo Jeannot Lévesque)

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Les cours d'été pour les élèves de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay ont débuté, hier, à Chicoutimi.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) «L'école l'été, c'est ''dull''.»
C'est le sentiment qui animait des dizaines d'élèves qui ont ressorti leurs crayons et cahiers pour un retour en classe, hier.

Les cours de rattrapage pour la reprise d'un examen se poursuivent toute la semaine pour les adolescents qui fréquentent une des écoles de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay. Des jeunes à la mine basse qui s'en voulaient un peu. Certains regrettaient même de s'être traîné les pieds pendant l'année scolaire.

«J'ai manqué mon examen d'histoire. C'est certain que j'aurais dû étudier plus. Parce qu'en ce moment, c'est vraiment ''plate'' aller à l'école», lance Gabriel, 16 ans, rencontrée pendant sa pause du dîner.

Marie-Pierre, élève de secondaire 4, préférerait de loin se détendre au soleil avec ses amis plutôt que de rester enfermée dans une salle de classe.

«Si les cours de rattrapage se tenaient tout de suite après l'année scolaire, ça serait moins pire. Mais là, ça casse un été en deux. Je suis assis à mon bureau et je regarde souvent par la fenêtre», admet la jeune fille de 16 ans.

Son père, qui s'était déplacé pour venir la chercher, a insisté sur l'importance de suivre de tels cours pour réussir les épreuves uniques du ministère.

«Elle n'avait pas le choix. Même si c'est ennuyant, elle devait faire ses cours. Disons que cette année, elle a été plus distraite par sa vie sociale», lance son père.

D'autres parents ont pris le temps, hier, de venir chercher leur enfant sur l'heure du dîner. Bien qu'ils ne se réjouissent pas de l'échec de leur jeune, ce retour sur les bancs d'école n'a pas gâché leurs vacances.

«Heureusement, on n'avait rien de prévu. Donc on n'a pas mis de côté des activités pour ça. Mais l'an dernier, ça aurait été différent parce qu'on avait un chalet. Et on n'aurait pas pu y aller avec des cours d'été. Là, ça aurait été moins drôle», exprime un autre papa.

Si certains ont échoué par manque de discipline, d'autres doivent suivre des cours d'été pour apprivoiser leur bête noire.

«Moi, c'est les maths. Je me suis forcée cette année, mais j'ai eu de la difficulté», raconte Emy Potvin.

«Je me suis donnée aussi dans mes cours d'histoire. Cette matière reste toutefois plus difficile pour moi», ajoute son amie Magali Fortin.

Cours 2.0

Les cours d'été dans la région se déroulent au mois de juillet et août. Les enseignants responsables d'une classe l'été sont ceux qui figurent sur les listes des suppléances.

Mais d'ici quelques années, les jeunes pourraient ne plus être obligés de se rendre à l'école. À plusieurs endroits dans la province, des commissions scolaires offrent leurs cours de rattrapage en ligne. À titre d'exemple, à la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (CSBE), 60% des cours d'été sont donnés en ligne pour les élèves de quatrième et cinquième secondaire.

D'ici là, les adolescents de la région devront se contenter d'une bonne vieille classe pour rattraper le temps perdu.

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