Éclosion de C. difficile à l'hôpital de Chicoutimi

Un cauchemar en 2012

En 2012-2013, 68 personnes ont contracté la bactérie... ((Photo Rocket Lavoie))

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En 2012-2013, 68 personnes ont contracté la bactérie C. difficile.

(Photo Rocket Lavoie)

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Mélissa Gagnon
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Chicoutimi a enregistré une hausse marquée du nombre de cas de Clostridium difficile diagnostiqués entre ses murs l'an dernier. En 2012-2013, 68 personnes ont contracté la bactérie, contre 40 au cours de l'exercice précédent. La hausse de 28 cas est majeure, considérant le fait qu'elle est légèrement inférieure au nombre total de patients ayant attrapé le microbe en 2010-2011.

La direction du CSSS attribue l'augmentation à une éclosion importante survenue entre décembre 2012 et février 2013. Responsable des communications à l'hôpital régional, Patrice Vachon a également signifié que la nouvelle souche A2, beaucoup plus virulente et engendrant davantage de récidives, a frappé les hôpitaux du Québec de plein fouet.

« Nous avons remarqué une très forte recrudescence pendant la période des éclosions l'hiver dernier. Nous avons même dû suspendre les visites au sein de l'établissement pendant deux semaines », met en contexte le porte-parole du centre hospitalier.

Chef de service en prévention des infections au CSSS de Chicoutimi, Sandra Déry signale que l'explosion des cas d'infulenza a également eu des répercussions sur le nombre de cas de C. difficile relevés. Selon la spécialiste, la prise d'antibiotiques, laquelle bouscule la flore intestinale et peut provoquer des diarrhées, peut être pointée du doigt.

« Quand il y a plus d'influenza, il y toujours plus de C. difficile », note-t-elle.

Décès

Selon les données obtenues, cinq patients sont décédés l'an dernier après avoir contracté la bactérie C. difficile au CSSS de Chicoutimi. Les décès liés au C. difficile pour les années 2009-2010, 2010-2011 et 2011-2012 étaient respectivement au nombre de deux, deux et trois. La direction tient toutefois à nuancer le lien de cause à effet établi entre le microbe et la mort des patients. Elle explique que le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec oblige les établissements à comptabiliser le nombre de personnes qui ont rendu l'âme dans un délai de 30 jours après avoir attrapé la maladie.

« Le programme de surveillance provinciale mentionne que les personnes qui décèdent à l'intérieur d'un mois doivent être comptabilisées. Même si le C. difficile peut-être un élément contributif, on ne peut pas dire avec certitude que c'est la cause du décès », poursuit Sandra Déry, qui agit également comme responsable régionale pour les infections nosocomiales au Saguenay-Lac-Saint-Jean. La spécialiste convient néanmoins que la bactérie affecte particulièrement les patients vulnérables, notamment les personnes âgées.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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