«Le Démantèlement» projeté à Cannes

Baptême réussi

À sa première présence au Festival de Cannes,... ((Courtoisie))

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À sa première présence au Festival de Cannes, Sébastien Pilote a vu son nouveau long métrage, Le Démantèlement, passer avec succès le test d'une projection devant public.

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) À sa première présence au Festival de Cannes, Sébastien Pilote a vu son nouveau long métrage, Le Démantèlement, passer avec succès le test d'une projection devant public. Cette étape a été franchie hier matin, heure du Québec, dans une salle où cohabitaient les professionnels de l'industrie, les représentants des médias et ceux qu'en France, on se plaît à identifier comme les anonymes.

C'était un rare privilège que d'accéder à cette tribune dans le contexte de la Semaine de la Critique. « Ils en ont pris sept sur un total de 1200 propositions. C'est très sélectif », a justement rappelé Gabriel Arcand, le comédien sur qui repose le film, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Le risque était à la hauteur de l'opportunité, puisqu'une réaction négative, ou juste tiède, peut plomber les chances d'un long métrage de réaliser son potentiel. Or, c'est un Sébastien Pilote satisfait, voire heureux, qui a décrit le comportement du public dans les minutes qui ont suivi l'apparition du mot FIN.

« Ç'a bien été. J'ai vu que les gens étaient émus, bouleversés. Ils ont trouvé le film magnifique et je constate qu'il y a un beau buzz autour de lui. J'espère que ça va se refléter au niveau de la distribution internationale et en même temps, j'ai hâte de le montrer chez nous », a mentionné le Saguenéen à la faveur d'un bref échange avec le représentant du journal.

Des échos familiers

D'autres projections auront lieu dans les prochains jours, mais déjà, Sébastien Pilote peut identifier quelques éléments qui suscitent l'adhésion des cinéphiles. Les Européens apprécient la facture visuelle du drame tourné, pour une bonne part, dans le secteur d'Hébertville. « L'imagerie Americana touche les Français. Ils disent que les paysages sont magnifiques », rapporte le réalisateur.

L'histoire aussi chatouille une corde sensible. Qu'un homme soit obligé de démanteler son élevage d'agneaux, même pour une raison aussi particulière que l'amour démesuré qu'il porte à ses filles, fait écho à une réalité à laquelle est confrontée la France des régions. « Ça rejoint les Français parce que chez eux, le monde paysan est en train de disparaître », explique le réalisateur.

Gabriel Arcand aussi croit que Le Démantèlement a gagné des points à Cannes. Lui qui en est à sa troisième participation au festival, après y avoir défendu La maudite galette (1972), Les portes tournantes (1988) et La ligne de chaleur (1988), a aimé ce qui s'est passé hier. « Ça m'a fait une bonne impression. L'accueil a été chaleureux et j'ai remarqué que les gens étaient très attentifs », a-t-il affirmé.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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