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Vivre le deuil de son nouveau-né

Le CSSS de Chicoutimi a élaboré un coffre à outils pour accompagner les parents

Cathy Fleury, chef d'unité de soins au centre... ((Photo Rocket Lavoie))

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Cathy Fleury, chef d'unité de soins au centre des naissances du CSSS de Chicoutimi, et Lina Langevin, infirmière spécialisée au bloc obstétrical, présentent le coffre à outils élaboré pour les parents endeuillés.

(Photo Rocket Lavoie)

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(Chicoutimi) La mort d'un bébé, en cours de grossesse, est une réalité taboue, dérangeante. Chaque année, le centre des naissances de l'Hôpital de Chicoutimi est confronté à une cinquantaine de décès. Un protocole a été mis en place afin d'aider les parents à vivre leur deuil. Une ressource méconnue, mais appréciée.

L'infirmière spécialisée au bloc obstétrical, Lina Langevin, a élaboré un coffre à outils dans le but d'offrir un service hors pair aux parents. Il est ainsi possible pour toute l'équipe d'avoir une ligne directrice, même pour les infirmières qui ont plus de difficulté à gérer cette réalité.

«Pour certaines, c'est très difficile, mais elles ne le disent pas. Le paradoxe entre les naissances et la mort est énorme», explique Cathy Fleury, chef d'unité de soins au centre des naissances du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Chicoutimi.

«Vivre ce genre de situation ne s'apprend pas, c'est intérieur. Moi, je suis naturellement portée à y aller. C'est pour ça que j'ai élaboré un coffre d'outils, afin que nous ayons un discours commun», souligne Mme Langevin.

Le coffre à outils, prêt depuis plus d'un an, contient entre autres documents un journal d'accompagnement pour les parents qui vivent un deuil périnatal, des mots pour le papa, la maman, les grands-parents et amis. L'histoire Bébé Ourson est mort vise aussi à aider les parents à expliquer la situation aux autres enfants.

De plus, le personnel médical a accès à une grille d'intervention en deuil périnatal avant la naissance, après l'accouchement et pour le retour à la maison, pour du soutien psychologique, les funérailles et tous les documents à compléter.

Selon Lina Langevin, le personnel est de plus en plus confronté à ce type de situation, notamment en raison des tests de dépistage de trisomie 21.

«Que ce soit une interruption thérapeutique de grossesse due à une maladie ou une malformation, ou un décès dans le ventre de la maman parce que le coeur arrête de battre, le soutien est le même. C'est une période de crise et nous avons un gros rôle à jouer. Les parents doivent être bien entourés», explique Mme Langevin, qui suivra bientôt une formation à Montréal en deuil périnatal. Elle pourra alors transmettre ses connaissances à ses collègues de Chicoutimi.

L'accompagnement des parents ne se limite pas au séjour à l'hôpital.

Suivi

Parmi les procédures mises en place avec le coffre à outils, l'infirmière qui a passé du temps avec eux a l'obligation de les rappeler pour prendre de leurs nouvelles. Selon Mme Langevin, même au téléphone, il est possible de déceler facilement si les parents ne vont pas bien. Il est alors possible de les diriger vers d'autres personnes ressources.

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