Compétition étudiante canadienne de drones

Un défi complexe

Les ailes du drone jouent un rôle majeur... (Photo Julien Renaud)

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Les ailes du drone jouent un rôle majeur sur la stabilité de l'appareil. La répartition du poids représente un autre grand défi.

Photo Julien Renaud

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Julien Renaud
Le Quotidien

(Alma) Créer de toutes pièces un avion miniature télécommandé capable de repérer des cibles requiert tout un savoir-faire. C'est pourtant le défi qu'ont relevé haut la main de jeunes étudiants d'un océan à l'autre du pays, réunis à Alma depuis hier, dans le cadre de la Compétition canadienne de drones.

Le concept est simple, mais le chemin pour y arriver est des plus complexes. Les étudiants doivent faire voler leur appareil à partir de systèmes de contrôle situés au sol, tout en repérant et décodant diverses cibles placées sur le site de l'aéroport d'Alma. Un tour de vol est de 45 minutes.

Téléguidés

Les étudiants, à quelques pieds de la piste, demeurent donc au sol et contrôlent d'une façon comparable à un jeu vidéo - mais beaucoup plus complexe - leur bolide avec leurs ordinateurs, ou encore leurs manettes de pilotage. Via un système de caméra, ils tentent alors de repérer des cibles et de prendre en note les coordonnées de chacune d'entre elles afin d'accumuler le maximum de points pour le classement final.

Et si la communication rompt, c'est la fin pour l'appareil, qui s'écrasera et éclatera fort probablement en pièces. C'est notamment ce qui est arrivé à l'équipe de l'Université de Carleton lors de la première journée de cette compétition sur deux jours, hier. Même si leur parcours a pris fin abruptement, les membres ont conservé le sourire et profitent de l'expérience.

10 universités en compétition

Vincent Gabriel est étudiant en génie aérospatial à la Polytechnique de Montréal. Il participe, en compagnie des 14 membres de son équipe, à cette compétition de drones de haute envergure qui oppose 10 universités canadiennes.

«De notre côté, nous avons acheté un avion en pièces puis nous l'avons transformé en drone. Il a fallu renforcer certaines parties, placer la caméra amovible et programmer notre système électronique», raconte l'étudiant, qui croit que la stabilité, le système de détection et l'autonomie du vol sont les trois critères principaux pour juger de l'efficacité d'un drone.

L'équipe de la Polytechnique, composée de 25 personnes, travaille depuis octobre à la conception de son appareil. «Un drone est le résultat de compétences croisées: génie électrique, génie mécanique et génie aérospatial. C'est ça qui est super!» confie celui qui dit être passionné par tout ce qui vole depuis sa tendre enfance.

À quelques minutes de l'envol de leur appareil, les membres de l'équipe Smart Bird, dont fait partie Vincent, travaillaient encore sur le drone afin de maximiser les résultats. Fin prêts à l'aube de la compétition, ils ont malheureusement commis une erreur d'alimentation électrique, lors d'un vol d'essai, vendredi, qui les a forcés à opter pour le pilotage manuel pour la compétition. Cela réduit leur nombre de points et limitera le champ de recherche du drone, car il devra demeurer à la vue de son pilote. Comme quoi chaque détail joue un rôle important.

L'équipe Smart Bird s'attend tout de même à de bons résultats en raison de leur avantage d'avoir une caméra mobile, ce qui permet de ratisser un plus large territoire et ainsi de détecter les cibles plus rapidement, comparativement à une caméra fixe.

Les favoris sont les étudiants de l'Université de Sherbrooke, les champions en titre.

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