Santé et sécurité au travail

RTA déploiera plus d'énergie

Le chef des opérations de la division Métal... (Photo Gimmy Desbiens)

Agrandir

Le chef des opérations de la division Métal primaire, Étienne Jacques, et le directeur de l'Usine Alma, Guy Gaudreault, ont été ébranlés par le décès de la travailleuse de 36 ans.

Photo Gimmy Desbiens

Partager

(Alma) La direction de Rio Tinto Alcan reconnaît qu'elle devra consacrer davantage d'énergie en matière de santé et de sécurité au travail.

Souvent citée comme exemple pour l'application des mesures de sécurité dans ses installations et sur ses différents chantiers de construction, RTA promet d'être encore plus ferme dans ses politiques.

Le décès de l'opératrice Cyndie Lavoie à l'Usine Alma, plus tôt cette semaine, est le second événement tragique à survenir sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean en moins de 18 mois. Le 29 janvier 2012, à la division ferroviaire Roberval-Saguenay, l'employé Robin Turgeon s'était fait heurter par un train alors qu'il déneigeait un aiguillage. Comme Mme Lavoie, une mère de 36 ans, il a succombé à ses blessures.

Cette succession d'incidents malheureux n'est pas sans attirer l'attention des actionnaires qui, tel que l'affirme le chef des opérations de la division Métal primaire, Étienne Jacques, considèrent la santé et la sécurité tels des éléments indissociables de leur portefeuille.

«Le meilleur rendement pour les actionnaires demeure la capacité d'opérer en toute sécurité, avec des employés en santé. C'est ce qui va faire rayonner la réputation de la compagnie et qui va rapporter le plus aux actionnaires. La valeur (de la compagnie) ne se limite pas exclusivement à l'aspect monétaire.»

Interrogé sur les craintes qui auraient été manifestées quant au système de transbordement au Centre de production des anodes, Étienne Jacques refuse de spéculer et laisse aux inspecteurs de la CSST le plein pouvoir d'apprécier la responsabilité de RTA dans ce drame.

Une enquête parallèle a également été commandée par les dirigeants de la multinationale afin de faire la lumière sur la mort de Cyndie Lavoie.

Précis, mais limité

Mercredi, le chef des opérations de RTA-Métal primaire Étienne Jacques et le directeur de l'usine, Guy Gaudreault, ont rencontré la presse afin de réitérer leurs sentiments à l'égard des proches de la victime, une femme «appréciée de tous, qui faisait l'unanimité».

Tous deux se sont dit ébranlés et touchés par le triste événement.

À l'arrière de la salle, le président du groupe Métal primaire, Jean Simon, semblait tout aussi consterné, faisant les cent pas en observant ses subalternes affronter les médias.

Les questions étaient multiples, les réponses bien encadrées; précises, mais limitées par une frontière palpable.

Notamment, Étienne Jacques n'a pas écarté les affrontements perpétuels entre cadres et syndiqués comme l'une des raisons potentielles ayant mené à ce décès.

«Tous les éléments seront considérés», a-t-il déclaré.

Quelque 24 heures avant le drame, une douzaine de suspensions avaient été décrétées à l'aluminerie d'Alma, conséquemment à une manifestation ayant eu lieu dans les jours précédent. Les travailleurs réclamaient alors l'accès à leur cantine, un droit qu'ils avaient depuis toujours, avant le conflit de travail de 2012.

Étienne Jacques a aussi juré que le département dans lequel évoluait Cyndie Lavoie n'avait subi aucun changement, sinon une banale modification des horaires.

«Tout changement qu'on fait est soigneusement analysé», a insisté le dirigeant, ajoutant que le nombre d'employés est demeuré le même au département spécifique des anodes, au lendemain de la signature du nouveau contrat de travail.

Une version qui contraste avec celle du syndicat.

«C'est une demi-vérité, tranche le président de l'unité locale de Métallos, Hugues Villeneuve. En ce moment, le département de scellement, où travaillait Cyndie, fonctionne avec quatre employés plutôt que six par équipe.»

Comme Étienne Jacques, le porte-parole syndical attendra les conclusions de la CSST qui établira les circonstances de cette mort prématurée.

Entretemps, conformément à une autorisation de la CSST, les opérations devrait reprendre aujourd'hui au Centre de production des anodes de l'usine.

Partager

publicité

publicité

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer