Les Falardiens constatent l'ampleur des dégâts

Inondations à Saint-David-de-Falardeau: «On n'en revient pas»

Le plancher en béton du garage d'Alain Jean... (Photo Rocket Lavoie)

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Le plancher en béton du garage d'Alain Jean a cédé sous la force de l'eau.

Photo Rocket Lavoie

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Saint-David-de-Falardeau) L'heure est au découragement et au nettoyage à Saint-David-de-Falardeau, au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les citoyens touchés par les inondations des derniers jours ont constaté l'ampleur des dégâts laissés par l'eau et les glaces de la rivière Bras du Nord, hier matin. La scène, impressionnante, en a démoralisé plus d'un.

C'est à 17h, samedi soir, que les citoyens évacués ont pu regagner leur logis. Mais rares sont ceux qui s'attendaient à un tel portrait. D'immenses blocs de glace ont envahi les terrains, détruisant tout sur leur passage. Et même si l'eau s'est échappée des demeures, les dégâts sont importants.

«On n'en revient pas. Jamais on ne s'attendait à de tels dégâts. On ne sait pas par où commencer», a laissé tomber Alain Jean, qui demeure aux abords de la rivière Bras du Nord depuis 37 ans. C'est la première fois qu'il est autant touché par la crue printanière. «Nous avions eu des dégâts en 1992, mais pas autant. Et au déluge, nous n'avions pas beaucoup été touchés», a indiqué le propriétaire.

Les représentants du Quotidien ont pu pénétrer dans la demeure du sinistré. La veille, le sous-sol était complètement inondé et l'eau avait même atteint le rez-de-chaussée. Plusieurs effets personnels de la famille d'Alain Jean ont été sortis afin de limiter les pertes. Son garage a également été inondé et le plancher a cédé sous la force de l'eau et de la glace.

Selon le propriétaire, qui est d'ailleurs l'un des plus touchés du secteur, les dommages s'élèvent à environ 150 000$. Et le pire, c'est que les assurances ne payeront pas. «Nous sommes dans une zone inondable, c'est donc impossible de s'assurer», note-t-il.

Le solage de la maison devra être totalement refait. «Nous devrons monter la maison sur des pilotis pour procéder aux réparations. Disons que ça va être long et que ça va coûter cher», ajoute l'homme, visiblement découragé.

«On était déjà en rénovation et on prévoyait terminer bientôt. Tout est à l'eau maintenant, nous devrons recommencer à zéro», a ajouté la conjointe de M. Jean.

Par ailleurs, ce qu'il y avait sur le terrain a été enseveli sous des centaines de blocs de glace.

Le voisin d'Alain Jean est un autre sinistré durement touché. L'homme se trouvait au Nunavut au moment de la débâcle. Son gendre se trouvait toutefois sur les lieux, hier matin, lors du passage du Quotidien. «C'est vraiment pas drôle», s'est-il contenté de répondre. Une pelle mécanique s'affairait à dégager l'entrée des tonnes de glace.

Le maire de Saint-David-de-Falardeau, Jean-Yves Dufour, était également de passage sur les lieux pour rencontrer les sinistrés. «Nos inspecteurs travaillent à constater l'ampleur des dégâts. C'est vraiment quelque chose, nous n'avions jamais vu de tels embâcles», a indiqué le maire.

L'heure sera bientôt au nettoyage. «Il faut aussi qu'on attende que les blocs de glace fondent», note Alain Jean.

La rivière Bras du Nord, elle, a regagné son lit au cours de la soirée de samedi. Le courant devrait être rétabli d'ici ce soir.

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