Construction de la Pyramide des Ha! Ha!

Remac réclame 2 M$ à Saguenay

L'entreprise Remac de Jonquière, spécialisée dans la fabrication de structures... ((Photo Rocket Lavoie))

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(Photo Rocket Lavoie)

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(Chicoutimi) L'entreprise Remac de Jonquière, spécialisée dans la fabrication de structures d'aluminium, réclame 2 millions $ à Saguenay pour les travaux réalisés lors de la construction de la Pyramide des Ha! Ha! de La Baie après avoir offert deux fois aux autorités municipales de conclure des ententes à l'amiable en 2000 et 2005.

Dans les documents déposés au greffe de la Cour supérieure du district de Chicoutimi, Remac a sorti l'artillerie lourde pour se faire rembourser le travail qu'elle estime avoir réalisé en surplus. Au départ, Remac a obtenu le sous-contrat de construction de la structure pour la somme de 556 000 $, un prix établi en fonction du contenu des appels d'offres lancés par Ville de La Baie en s'appuyant sur les conseils des Consultants du Fjord, notamment de l'ingénieur Yves Faucher et de l'architecte Roger Fradette de la firme Leblond Tremblay Boulay Fradette Barrette.

Selon la poursuite, le litige repose sur le fait que l'ingénieur retenu par la ville a imposé, uniquement après l'octroi des contrats, et au moment de la réalisation, des normes de tolérance de précision qui ont accru de façon significative le travail nécessaire pour l'assemblage de la structure. La ville a aussi fait parvenir une note à l'entrepreneur dans laquelle elle fait état des nouveaux éléments esthétiques pour l'assemblage, et ce, après l'octroi des contrats.

C'est ainsi que l'ingénieur Yves Faucher, qui a enseigné à l'UQAC, a exigé après l'octroi du contrat une tolérance de plus ou moins 1 mm dans l'assemblage des structures. Cette norme devenait de plus pratiquement impossible à respecter puisque l'ingénieur a produit des plans avec des poutrelles de 25 mètres. Or, des poutrelles de cette longueur en aluminium n'existent pas sur le marché et Remac a été obligé de compenser par d'autres techniques.

Dans le rapport de la contre-expertise produite pour Remac, l'ingénieur Viwek Vaidya, un spécialiste du soudage, conclut que pour toutes les composantes de la pyramide de La Baie, la norme de tolérance nécessaire applicable était non pas de 1 mm, mais bien de 8 mm. Ce qui se traduit par des exigences 40 fois supérieures à ce qui est normalement requis pour ce type d'ouvrage.

« Il aurait été impossible d'atteindre une tolérance de plus ou moins 1 mm pour des composantes de 25 mètres. Ça ne pouvait se faire sans travail additionnel. C'est 40 fois plus précis et ça représente des coûts de production plus importants », observe l'ingénieur.

Pour illustrer la tendance de l'ingénieur Faucher à émettre des exigences qui ne correspondent pas à la réalité industrielle, l'expert retenu par Remac présente un dessin de la pyramide ou son auteur inscrit des angles avec trois décimales après le point (54,736). Or, les ingénieurs qui travaillent sur les chantiers pour des assemblages structuraux utilisent en général deux décimales. Les trois décimales après le point servent généralement pour la fabrication de grands télescopes ou l'utilisation du laser.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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