Plusieurs personnes de la région prenaient part au marathon

Au diable les résultats !

Luc Tremblay et Hervé Stecq de l'équipe VO2... (Courtoisie)

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Luc Tremblay et Hervé Stecq de l'équipe VO2 étaient tout sourire à la fin de leur course avec des temps respectifs de 3 h 1 min 9 s et 2 h 59 min 32 s. Leur sourire s'est toutefois rapidement estompé lorsque les deux hommes ont su pour les explosions survenues une heure après leur départ du site.

Courtoisie

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Chargé de cours à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Hervé Stecq faisait partie des milliers de participants au Marathon de Boston. Il a réalisé le trajet en moins de 3 heures et avait déjà quitté les lieux au moment du drame. Mais la veille, le coureur et des amis se trouvaient dans le commerce qui a explosé en fin d'après-midi, hier.

« On avait regardé les chaussures de sport dans ce magasin pas plus tard qu'hier (dimanche). Lorsqu'on a su que c'était dans ce commerce que la bombe a explosé, ça nous a terrifiés un peu. Le commerce se trouvait à trois mètres de l'arrivée », confie le coureur.

C'est sur la route vers Québec que M. Stecq et ses amis ont eu vent des explosions.

« Nos amis nous demandaient comment on allait. Je pensais que c'était pour avoir nos résultats. Mais voyant le ton inquiet de nos proches, j'ai bien vu que quelque chose s'était produit. On a donc allumé la radio alors qu'on était toujours aux États-Unis. Et c'est là qu'on a su. On se réjouissait de nos résultats, mais là, la nouvelle a pris le dessus. On ne s'attend jamais à ce genre de chose », mentionne en entrevue téléphonique M. Stecq, qui se trouvait alors près de la frontière canadienne.

Quelques heures après le drame, le Saguenéen Yvon Tremblay n'avait quant à lui toujours pas parlé à sa conjointe qui courait le marathon en compagnie de plusieurs autres personnes de la région. Les communications par cellulaire ont été très difficiles au moment des événements. Mais M. Tremblay ne s'inquiétait pas pour sa conjointe, Lynda Desmeules.

« Elle avait terminé depuis une heure lorsque les bombes ont explosé. Elle était donc loin des lieux sans doute. Parce que dans un tel événement, les gens ne peuvent pas rester près de la ligne d'arrivée. Peut-être 15 minutes, mais pas plus. Elle était donc sûrement partie quand c'est arrivé », croit M. Tremblay, qui a été mis au courant des explosions par la journaliste du Quotidien.

Selon les inscriptions officielles sur le site de l'événement, au moins 6 personnes de la région se trouvaient à Boston. Tous ceux retrouvés sur la liste disponible avaient terminé le marathon au moment du drame.

Luc Gagnon, membre du club Jakours Saguenay, craignait le pire, hier après-midi. Plusieurs de ses amis couraient le marathon à Boston. Mais après avoir constaté les temps effectués, Luc Gagnon a pu pousser un soupir de soulagement.

« Les gens de la région que je connais avaient déjà terminé le marathon au moment des explosions. Je suppose donc qu'ils se trouvaient plus loin que la ligne d'arrivée. Mais les explosions se sont produites à une heure où une vague importante de gens termine. Car il y a plusieurs personnes de 50 ans ou 60 ans qui courent et qui réalisent cette épreuve en 4 heures. Heureusement, les gens du club Jakours ont effectué le trajet dans d'excellents temps », précise le sportif.

Luc Gagnon a effectué 11 fois le marathon de Boston dans le passé. Et selon ce dernier, ce drame pourrait laisser des marques dans le milieu des marathons.

« Est-ce que les autres marathons seront visés? Est-ce qu'on va changer les façons de faire? Les gens se posent pleins de questions. Parce que ce genre de drame frappe tout le monde », laisse-t-il tomber.

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