Six Guatémaltèques à Saint-Nazaire

Les serres Belle-de-jour recrutent à l'étranger

Alfonso Llamas Moscoso est originaire du Guatemala et... ((Photo Gimmy Desbiens))

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Alfonso Llamas Moscoso est originaire du Guatemala et est heureux de venir travailler au Québec pour une huitième saison consécutive. Il est entouré de Louis-Michel Tremblay de l'organisme Portes ouvertes sur le lac et de Gisane Savard, présidente de la coopérative Les serres Belle-de-jour de Saint-Nazaire

(Photo Gimmy Desbiens)

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(SAINT-NAZAIRE) Incapable de recruter de la main-d'oeuvre localement, la coopérative Les Serres Belle-de-jour fait appel à des travailleurs étrangers. Jeudi dernier, six Guatémaltèques sont débarqués dans le rang 3, à Saint-Nazaire, afin de prêter main-forte aux employés de la coopérative spécialisée dans la production de fleurs et de concombres.

«Nous fournissons la plupart des marchés d'alimentation de la région en concombre. Avant, on devait envoyer tout à Montréal, pour que nos concombres se retrouvent finalement sur les tablettes des épiceries du Saguenay-Lac-Saint-Jean deux semaines plus tard. Le produit n'était pas frais, ça n'avait aucun sens», raconte la présidente de la coopérative, Gisane Savard. La direction a amorcé des pourparlers avec tous ses clients afin que Belle-de-jour puisse livrer ses produits directement dans les succursales régionales. Au terme de longues tergiversations, la réponse a été positive. Conjugué à des investissements importants visant à modifier les systèmes de chauffage de la coopérative, le changement de cap a donné lieu à une augmentation considérable de la production.

Forcée de recruter pour combler ses besoins en matière de personnel, la serre a procédé à un affichage en bonne et due forme visant à dénicher des employés localement. L'appel d'intérêt est demeuré vain. Au fait de l'existence de programmes favorisant l'embauche de travailleurs en provenance d'autres pays, Gisane Savard s'est tournée vers le bureau régional de l'Union des producteurs agricoles (UPA).

«J'ai eu un peu d'intérêt pour les postes à combler mais les gens arrivaient ici en pensant que ce serait comme travailler dans leur petit jardin. Ce n'est pas ça du tout. J'avais besoin de main-d'oeuvre en bonne forme physique. Quand on a discuté de mes besoins à l'UPA, je me suis sentie vraiment bizarre. C'était comme si je magasinais des travailleurs, des êtres humains. J'ai dit: "j'en veux six"», se remémore la patronne, encore aujourd'hui mal à l'aise avec le processus de sélection. Le choix s'est arrêté sur de la main-d'oeuvre du Guatemala, vu l'expérience de ses ressortissants dans le domaine agricole et horticole même si, de l'avis de Gisane Savard, ils «coûtaient plus cher».

«On voulait des gens heureux», dit simplement la dame animée d'une bonhomie évidente.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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