En prison depuis 2001, Vital Lemire s'accuse d'un meurtre

Vital Lemire a été reconnu coupable de sept... ((Archives Rocket Lavoie))

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Vital Lemire a été reconnu coupable de sept chefs d'agression sexuelle sur six femmes et un homme de Saguenay, dont des mineurs.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Vital Lemire, surnommé «l'homme au pouce magique», s'accuse du meurtre non résolu de Roger Roy, disparu dans les années 70 à Cap-Chat.

Condamné en 2001 à une peine de pénitencier indéterminée, celui qui a agressé sexuellement plusieurs personnes à Saguenay a fait parvenir une lettre de confession à Claude Poirier. Se disant mourant, Lemire écrit avoir enterré Roger Roy lors d'un voyage de chasse.

L'homme originaire d'Alma n'est pas à son premier coup de théâtre. Selon son avocat de l'époque, Me Pierre Gagnon, Vital Lemire s'est plus d'une fois vanté détenir des informations pouvant intéresser les policiers.

«Ce n'est pas la première fois qu'il dit posséder ce genre d'informations. C'est arrivé dans le passé et après vérifications, ces informations n'étaient pas fondées. Je ne serais donc pas étonné que ce soit encore le cas. Mais s'il dit vrai, il doit donner les informations à la famille de la victime», laisse tomber Me Pierre Gagnon, en parlant de la fille de Roger Roy qui, en entrevue à la télé, a imploré Vital Lemire de dévoiler l'endroit où il a caché le corps.

L'avocat de Saguenay n'a pas eu de contact avec son ancien client depuis le prononcé de la sentence. Aucune autre accusation ne s'est ajoutée depuis 2001.

Vital Lemire a été reconnu coupable de sept chefs d'agression sexuelle sur six femmes et un homme de Saguenay, dont des mineurs.

Sous prétexte de guérir le sida et le cancer des organes génitaux, il se livrait à des séances de massages sexuels sur ses victimes. En raison d'un handicap à la main, il avait été surnommé «l'homme au pouce magique».

La veille de sa sentence, Vital Lemire avait avalé les deux branches de ses lunettes au centre de détention de Chicoutimi. Il avait été admis à l'hôpital, forçant, sans doute volontairement, le report de sa sentence.

Le prédateur sexuel qui se faisait passer pour un guérisseur a vu sa demande de remise en liberté refusée l'an dernier. Étant jugé dangereux et récidiviste, il doit suivre un programme plus restrictif du Service correctionnel canadien. Lemire a d'ailleurs été le premier prédateur sexuel de la région à être désigné délinquant dangereux.

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