L'hôpital de Jonquière

Premier de classe

La chef des services critiques de l'hôpital de... ((Photo Michel Tremblay))

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La chef des services critiques de l'hôpital de Jonquière, l'infirmière Hélène Bourdon, croit que les efforts investis pour améliorer la qualité et la sécurité des soins ont des impacts positifs à court et moyen terme.

(Photo Michel Tremblay)

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(Jonquière) L'hôpital de Jonquière a complété, au cours des derniers jours, un très long processus dans le but de rencontrer les exigences d'Agrément Canada. L'institution a vu sa démarche récompensée alors que l'organisme chargé d'évaluer les pratiques de tous les établissements de santé a confirmé le statut «Agréée avec mention d'honneur», au terme de sa visite effectuée en 2012.

L'hôpital de Jonquière revient de très loin en matière d'agrément. En 2004, à la sortie d'une longue période d'incertitude quant à son avenir dans le réseau de la santé, l'établissement avait échoué aux auditions d'Agrément Canada. Cette situation ne pouvait perdurer puisque l'agrément sert à déterminer si le fonctionnement et les pratiques d'un établissement respectent des critères reconnus d'un bout à l'autre du Canada.

«Le CSSS de Jonquière dessert un bassin de population important. Il est primordial que les gens sachent qu'ils reçoivent des services de qualité et sécuritaires lorsqu'ils s'y présentent», a insisté Caroline Menier, conseillère en qualité à la direction générale.

Pour atteindre ce résultat, l'hôpital de Jonquière a démontré aux auditeurs d'Agrément Canada qu'il rencontrait positivement un peu plus 2300 critères spécifiques répartis dans les différentes activités de l'hôpital (incluant les CHSLD). Ce qui signifie dans les faits une note supérieure à 95% pour les «critères à priorité élevée», une note parfaite pour la conformité des pratiques organisationnelles requises en plus de démontrer l'utilisation d'outils d'évaluation pour mesurer la satisfaction de la clientèle et la mobilisation du personnel.

Les critères à priorité élevée sont identifiés dans chacune des activités. La note doit être atteinte pour chacune de ces activités. Les pratiques organisationnelles requises comprennent des éléments tels le lavage des mains ou la double identification d'un patient chaque fois qu'il reçoit des soins et des médicaments. Quant aux outils d'évaluation, Agrément Canada exige des sondages et autres instruments de mesure reconnus.

L'agrément semble être un exercice bureaucratique ne servant qu'à satisfaire le monde de la santé. Cette démarche a toutefois un impact direct sur les soins à la population. Il permet de vérifier les façons de faire et d'apporter les correctifs nécessaires au fonctionnement, en plus du travail des ordres professionnels qui encadrent les actes médicaux des différentes catégories de personnels.

L'obtention de cette mention d'honneur, en plus de l'agrément, n'est pas un hasard. Il s'agit d'un résultat découlant d'une série de démarches soutenues par la direction générale et le conseil d'administration. Entre 2004 et 2009, l'hôpital a développé son propre programme de gestion de la qualité. Cette première phase s'est soldée par l'agrément en 2009.

«À partir de 2009, nous avons intégré le programme de gestion de la qualité aux opérations quotidiennes. L'hôpital a aussi adopté un plan stratégique couvrant les années 2011 à 2015 et dont le tronc commun portait sur la qualité et l'excellence des services. Depuis, les critères de qualité et de sécurité sont intégrés aux pratiques», reprend la conseillère.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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