L'institution financière se départit de tous ses investissements agricoles à Saint-Félicien

La Nationale fait marche arrière

Cet entrepôt, construit au coût de 1,2 M$,... ((Photo Louis Potvin))

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Cet entrepôt, construit au coût de 1,2 M$, n'a jamais servi. La Banque Nationale l'a mis en vente et attends des offres.

(Photo Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(Saint-Félicien) La Banque Nationale se départit de tous les investissements agricoles qu'elle a réalisés à Saint-Félicien. Le centre de service construit au coût de 1,2 M$ est à vendre et tous les équipements agricoles nécessaires à l'exploitation des terres ont été liquidés.

«Nous avons procédé à la vente à l'encan de tous les équipements que nous avions. Ils ont été vendus en bloc au mois de mars. Pour ce qui est du hangar, nous attendons de recevoir des offres», a indiqué le porte-parole de la Banque Nationale, Claude Breton.

Le centre de services qui auraient servi d'entrepôt et d'atelier d'entretien, construit à partir du bois Lamco de Saint-Félicien, n'aura même pas servi. Le mécontentement créé par l'achat massif de terres agricoles a fait reculer l'institution qui tente de revendre les terres acquises.

«Nous avons annoncé à l'automne que nous nous retirions de la production agricole et que l'on revoyait notre modèle d'affaires. C'est ce que nous faisons. Cette vente des équipements et du garage s'inscrit dans cette démarche», a ajouté Claude Breton.

Tout en confirmant la nouvelle, le maire Gilles Potvin n'a pas voulu élaborer sur le divorce entre la Banque Nationale et l'homme d'affaires Éric Dubé qui a acheté des terres pour le compte de l'institution financière. Le dossier est très chaud et c'est très difficile d'obtenir de l'information tant les gens consultés sont prudents dans leurs déclarations. «Pour nous, ce n'est pas compliqué, nous avons décidé de dissoudre l'unité d'exploitation dont monsieur Dubé était à la tête», a répondu le responsable des affaires publiques.

En ce qui concerne Éric Dubé, il continuerait à réaliser de la production de patates sur des terres à Saint-Félicien et à Péribonka. En ce qui a trait à la Banque Nationale, elle se prépare à faire des semis en 2013 et discute avec des producteurs pour faire réaliser les travaux.

Rappelons que le maire Potvin était à peu près le seul dans la région à voir d'un bon oeil la stratégie de la Banque Nationale d'investir massivement. Aujourd'hui, il se montre plus prudent dans ses déclarations. D'autant plus que, selon certaines sources, des poursuites judiciaires pourraient survenir dans le dossier.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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