Achats de dépanneurs

Les Chinois investissent dans la région

Yuan Yuan Li et Yu Wang travaillent fort... ((Photo Rocket Lavoie))

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Yuan Yuan Li et Yu Wang travaillent fort pour réussir à s'intégrer au Québec.

(Photo Rocket Lavoie)

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(Chicoutimi) Le phénomène provincial d'acquisitions de dépanneurs par des investisseurs chinois s'étend au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

 

 

 

Trois dépanneurs du coin ont été achetés par des Asiatiques, au cours des derniers mois, soit le dépanneur Mathias et l'Accommodation Notre-Dame, à Jonquière, et le Dépanneur André Potvin, à La Baie.

Les investisseurs chinois ont fait des achats partout au Québec, sauf en Abitibi-Témiscamingue.

«Il y a au Québec un total de 5500 dépanneurs, dont 1000 font partie de notre association, explique le directeur général de l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ), Yves Servais. Sur les 1000, 350 appartiennent maintenant à des Chinois.»

Les Chinois achètent davantage des dépanneurs indépendants que ceux faisant partie d'une chaîne, comme Sagamie ou Ultramar.

Il n'y a de cela que cinq ans, jamais M. Servais ne se serait douté que 35% de ses membres en 2013 seraient originaires de l'Asie de l'Est.

«C'est une nouvelle réalité. On ne pensait pas vivre ce phénomène. C'est aujourd'hui un fait accompli. Souvent, maintenant, on sait que lorsqu'un dépanneur est vendu par un Québécois, c'est un Chinois qui l'achètera.»

Selon les explications fournies par Yves Servais, les Chinois apprécient l'indépendance que leur procure l'achat d'un dépanneur. «Ils ne veulent surtout pas être sous la responsabilité de l'État. Ils s'achètent un emploi, en quelque sorte.»

Plusieurs n'emploient pas de travailleurs autres que ceux de leur famille. Ils occupent souvent tous les quarts de travail. «Après deux ou trois ans, ils veulent parfois faire plus de social et engagent un employé pour avoir des congés. Mais au début, quand ils achètent, en général ils s'occupent de tout.»

Bassin important

Le Québec compte un bassin important de dépanneurs, comparativement aux autres provinces canadiennes. En fait, 50% des dépanneurs au Canada sont situés dans la belle province.

«Plusieurs Québécois souhaitent vendre, parce qu'ils sont à l'âge de la retraite, par exemple. En fait, par chance que les Chinois sont là pour les racheter. Il arrive que le dépanneur soit le seul moyen de s'acheter du lait dans un village. Si les Chinois ne le rachetaient pas, ces gens perdraient quelque chose de très important.»

Cette réalité oblige aussi l'AMDEQ à fournir de nouveaux services, comme des cours de francisation. Au moment de l'entrevue téléphonique avec M. Servais, des Chinois suivaient justement des cours de français, dans un local de l'association.

«Ils n'ont pas toujours les connaissances nécessaires pour bien communiquer avec leurs clients. On leur explique aussi la portée des lois, pour ne pas qu'ils aient de problème concernant l'affichage, entre autres.»

À lire dans la version papier du Progrès-Dimanche, le témoignage d'une famille d'immigrants installée à Saguenay//

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