D'élève turbulent et anticlérical à diacre

Daniel Morin a trouvé son chemin de Damas

À 35 ans, Daniel Morin en est à... ((Photo Jeannot Lévesque))

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À 35 ans, Daniel Morin en est à sa troisième année de formation en vue de devenir diacre. Le processus nécessite environ cinq ans.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Avec son gilet Ecko, marque de prédilection des ados et ses tennis Converse, personne ne pourrait se douter au premier coup d'oeil que Daniel Morin vise le diaconat.

À 35 ans, le père de famille et animateur de vie spirituelle et d'engagement communautaire à l'École secondaire de l'Odyssée Lafontaine a entamé il y a près de trois ans le processus pour devenir diacre. Le premier sacrement de l'église, celui qui précède la prêtrise.

Pourtant, Daniel Morin, adolescent, détestait tout ce qui touchait à l'Église. Il se moquait des jeunes qui s'affichaient chrétiens et surtout de l'animateur de pastoral qui arborait la croix de bois au cou.

«Je ne voulais rien savoir de l'église le dimanche. Je me souviens que je suis tombé sur la fripe de plusieurs personnes au secondaire qui s'affichaient chrétiens, dont Jennie Gagné. Cette fille dans ma classe, je l'ai écoeurée. Mais cette même Jennie est devenue ma femme», confie l'homme, assis dans son bureau aux allures de maison de jeunes.

Avant d'entreprendre sa quête de la foi à la fin de l'adolescence, Daniel Morin était ce qu'on appelle un jeune turbulent. Le genre qu'aucun enseignant ne souhaite dans sa classe.

«J'étais un jeune hyperactif. Toute cette énergie m'occasionnait des problèmes à l'école. J'étais turbulent et tannant. Aujourd'hui, ça fait sourire mes anciens professeurs que moi-même, je sois devenu enseignant», raconte celui qui détient un baccalauréat en théologie et un en enseignement.

«J'avais essayé le Ritalin à l'époque, mais j'ai rapidement cessé. Ça m'empêchait d'être moi-même.»

Une rencontre qui change tout

Adolescent, Daniel Morin faisait partie d'une classe réduite pour jeunes en difficulté d'apprentissage. C'est pendant cette période creuse que Jacynthe Gaudreault, professeur en éthique et culture des religions, a croisé son passage.

«Elle est devenue ma mentore. Parce qu'elle me prenait comme j'étais. Et elle était capable de calmer le volcan en moi. Elle m'aidait à canaliser mon énergie», se souvient M. Morin, qui comprend mieux que quiconque les élèves hyperactifs.

C'est cette dame qui lui a ensuite présenté l'animateur de pastorale de l'école, Michel Marcotte.

«J'étais si révolté que la religion ne me disait rien à ce moment. J'avais d'ailleurs dit à mes amis "lorsqu'on rentre dans la classe de l'animateur, on fout le bordel". Mais lorsque Michel Marcotte s'est mis à raconter sa vie, ça m'a touché. J'ai compris qu'il s'était accroché à la foi. Les croyances, ça nous aide à donner du sens à ce qui n'en a pas», estime l'enseignant et animateur.

À partir de ce moment, sa vie a changé.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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