Récipiendaire de la médaille Georges-Henri-Lévesque

Michel Perron se dit très touché

Le sociologue Michel Perron est le récipiendaire de... (Photo Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Le sociologue Michel Perron est le récipiendaire de la médaille Georges-Henri-Lévesque pour le 75e anniversaire de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval.

Photo Mariane L. St-Gelais

Partager

(Jonquière) Le sociologue Michel Perron sera honoré, le 20 mars prochain, dans le cadre du 75e anniversaire de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval. Celui qui est à la base du Centre ÉCOBES, du CRÉPAS et de la chaire VISAJ sera le récipiendaire de la médaille Georges-Henri-Lévesque pour le département de sociologie, afin de souligner son apport pour la société.

C'est en 1938 que le Révérend Père Georges-Henri Lévesque, né en 1903 à Roberval, a fondé l'École des sciences sociales, économiques et politiques, qui est par la suite devenue la Faculté des sciences sociales.

Le principal intéressé se dit très touché et honoré de recevoir cet honneur. En tant que Saguenéen, natif de Grande-Baie plus précisément, M. Perron admet que le fait de recevoir une médaille qui rappelle la mémoire d'un autre natif de la région, qu'il qualifie de pilier de la Révolution tranquille, lui ajoute du sens.

«Pourquoi moi? Je ne sais vraiment pas. Ma première réaction en a été une onde de choc, d'étonnement, a-t-il avoué, hier, lors d'une entrevue accordée au Quotidien. N'étant pas associé directement à l'enseignement de la sociologie, je ne m'attendais pas à être candidat pour une telle médaille. J'ai principalement fait ma carrière au cégep de Jonquière et dans la région, alors je trouve que c'est une grande ouverture de la part de la faculté et du département de sociologie.»

Le 20 mars prochain, lorsqu'il prendra la parole, Michel Perron soulignera l'apport important qu'a eu son épouse sur sa carrière. Suzanne Veillette a elle aussi étudié en sociologie à l'Université Laval. «C'est la première personne de qui je vais parler», a-t-il dit.

Depuis 1989, 14 personnes ont reçu la médaille Georges-Henri-Lévesque, dont deux en sociologie. La Faculté des sciences sociales compte cinq départements, soit anthropologie, économique, relations industrielles, science politique et sociologie, et deux écoles, celles de psychologie et de service social.

«Je me retrouve dans un groupe sélect de personnes qui ont marqué les sciences sociales à leur façon, et ce, sans que je n'aie jamais pensé être candidat», a dit bien humblement M. Perron, tout en regardant la liste des médaillés des dernières années. Il était visiblement touché de joindre les rangs des Camil Bouchard, auteur du rapport Un Québec fou de ses enfants, et Marcel Pépin, ancien président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Michel Perron, qui a deux enfants et quatre petits-enfants, accepte cet honneur sans porter de jugement sur les critères de sélection. Il avoue cependant se réjouir puisque cette médaille rejaillit sur la région, le Cégep de Jonquière et l'Université du Québec à Chicoutimi.

Reconnaissance

En juin dernier, entre autres distinctions, il a mis la main sur la médaille d'or de l'Ordre du mérite lors du Gala des Prix d'excellence de la Fédération des commissions scolaires du Québec. En 2010, il s'était vu décerner la médaille de l'Assemblée nationale du Québec et, à trois reprises, il a été honoré par le mérite scientifique régional. En 1995, il a obtenu le prix Reconnaissance de l'Association pour la recherche au collégial.

«À vrai dire, je ne connais pas dans les détails les critères, ni le processus; mais être honoré de la sorte par des représentants de la discipline à laquelle je m'identifie depuis quarante ans me touche au plus haut point.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer