Une implantation précipitée?

Maternelle à 4 ans... (Photo archives)

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Maternelle à 4 ans

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(CHICOUTIMI) Le Regroupement des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial est en désaccord avec le projet de maternelle 4 ans que souhaite implanter le gouvernement du Québec.

Le Parti Québécois a annoncé la mise en place d'au moins une classe de maternelle 4 ans à temps plein dans chaque commission scolaire.

«Aucune consultation du milieu n'a été faite, affirme le directeur général du Regroupement des Centres de la petite enfance du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Élie Truchon. Nous avons l'impression que tout se fait de manière précipitée, au détriment de l'enfant. On agit comme si c'était des objets que l'on voulait déplacer, alors que ce sont des enfants. En plus, ce sont des enfants qui proviennent de milieux défavorisés. Il ne faut pas prendre de décision à la légère. Il y a des dangers à la scolarisation précoce.»

Élie Truchon a l'impression que le processus «manque de transparence.»

«On apprend tout entre les branches, sans que ce soit débattu. Présentement, la clientèle des 4 ans est ''à nous''. On se demande sérieusement si c'est le besoin de l'enfant qui est au centre des préoccupations, quand on parle de ces maternelles 4 ans. Les études démontrent que notre façon de faire, au Québec, est très bonne. Les pays qui font commencer la scolarisation plus tôt aux jeunes se rendent compte que ce n'est pas toujours, loin de là, positif.»

Selon le sommaire du classement des principaux pays de l'OCDE, suite à la dernière enquête du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), la France, dont l'âge de début de scolarisation est à 3 ans, se classe 22e en lecture, 25e en mathématiques et 26e en sciences. À titre de comparaison, le Québec, dont l'âge de début de scolarisation est de 6 ans, se classe 7e en lecture, 5e en mathématiques et 13e en sciences.

«Nous allons placer les clientèles les plus vulnérables dans le milieu scolaire dès l'âge de 4 ans. En CPE, on apprend par le jeu. À l'école, ce n'est pas la même chose.»

M. Truchon a déjà rencontré le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, à ce propos. «On veut simplement que le gouvernement prenne une pause, le temps de réfléchir.»

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