Alain Gagnon vide son sac

Jacques Gagné et Alain Gagnon au Cercle de... (Photo Rocket Lavoie)

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Jacques Gagné et Alain Gagnon au Cercle de presse

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(Chicoutimi) Le Syndicat des Métallos de l'aluminerie d'Alma a mené un conflit «à genoux» sans déranger personne en laissant fonctionner l'usine pendant six mois. Aujourd'hui, ce sont tous les travailleurs de l'industrie qui payent la facture.

Pour la première fois depuis la fin du lock-out à l'usine d'Alma, le président du Syndicat national des employés de l'aluminium d'Arvida (SNEAA-TCA Québec), Alain Gagnon, a accepté de commenter ce conflit qui a révélé un profond fossé entre les travailleurs de l'aluminium du Saguenay et ceux d'Alma: «Ils ont laissé opérer une usine pendant six mois», a-t-il martelé à plusieurs reprises devant les membres du Cercle de presse du Saguenay, ce matin.

«Aujourd'hui, quand on rencontre Étienne Jacques et qu'on lui dit que ça prend six travailleurs dans un centre de coulée, il nous répond que ce n'est pas six, mais cinq puisqu'ils l'ont vérifié à Alma pendant que les contremaîtres opéraient l'usine», explique Alain Gagnon pour illustrer ses propos. Surtout, dit-il, l'entreprise a profité de la situation pour bien évaluer les tâches de travail.

Dans un premier temps, Alain Gagnon a éludé la question en rappelant que le SNEAA avait fait un prêt sans intérêt de 1 M$ aux Métallos d'Alma. Il est revenu à la charge quand il a été questionné sur le rôle effacé des syndiqués du Complexe Jonquière: «On a participé à la grande marche, mais qu'est-ce que vous voulez? Ça sert à quoi de marcher entre le centre commercial et le centre Mario Tremblay si on n'est même pas capables d'aller virer sur la ligne de piquetage pour au moins montrer notre présence», reprend le président du SNEAA.

Alain Gagnon ne fait pas de cachette à la société Rio Tinto Alcan. Si jamais l'entreprise impose une fermeture d'usine «cochonne» aux travailleurs de Jonquière, elle devra composer avec une réaction «cochonne» du syndicat. Dans la situation d'Alma, Alain Gagnon n'aurait jamais laissé l'entreprise prendre le contrôle de l'usine comme elle l'a fait sans aucune résistance.

La suite dans Le Quotidien, demain

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