Le nombre de cas augmente... et les chercheurs ne s'entendent pas sur les causes

Percer le mystère des allergies

La professeure et chercheuse Catherine Laprise explique qu'il... ((Archives))

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La professeure et chercheuse Catherine Laprise explique qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire pour démystifier les allergies.

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Catherine Doré
Le Quotidien

(Chicoutimi) Cachez cette arachide que je ne saurais voir! Les allergies alimentaires sont de plus en plus nombreuses et causent de nombreux maux de tête à l'épicerie.

Sous le thème « Ces allergies qui nous empoisonnent la vie... », le Bar des sciences du Cégep de Jonquière, présenté mardi soir, regroupait plusieurs spécialistes de la question. Parmi eux, on retrouvait la professeure titulaire du département des sciences fondamentales de l'UQAC et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la génétique de l'asthme, Catherine Laprise.

Jointe par téléphone hier, la professeure a bien voulu démystifier les allergies. « Il y a effectivement plus d'allergies qu'avant, ce n'est pas une vue de l'esprit », soutient Mme Laprise.

Malgré les centaines d'études qui ont été faites au cours des dernières années, malgré toutes les données recueillies, impossible de connaître les causes exactes des allergies.

« Il y a plusieurs hypothèses. Celle qui est la plus reconnue est basée sur le microbiome, soit l'ensemble des micro-organismes d'un individu. Par exemple, on s'est rendu compte que les enfants qui grandissent sur des fermes laitières ont moins d'allergies que ceux qui grandissent en ville. Leur tractus digestif a une protection (contre les allergènes).

Une étude réalisée sur 20 000 femmes enceintes sur une période de 15 ans a permis de réaliser que les selles des poupons pendant les premières années contiennent une "signature" particulière. Un petit qui développe de l'eczéma, puis de l'asthme allergique peut ainsi être identifié, ayant un microbiome différent. »

« Il y a aussi une différence entre les enfants allaités versus les non allaités. »

La pollution, qui agit comme irritant et cause des inflammations, est également pointée du doigt.

« Il y a aussi une question de génétique. Une personne a plus de chances d'avoir des allergies alimentaires s'il y a un historique familial. Cela pourrait expliquer pourquoi il y a davantage d'allergies aujourd'hui. Avant, les gens avec des allergies alimentaires graves décédaient assez tôt, et n'avaient pas d'enfant, ou moins », analyse-t-elle.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

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