La police refroidit l'opposition

Le préfet Bernard Généreux a rencontré les manifestants... (Photo Isabelle Tremblay)

Agrandir

Le préfet Bernard Généreux a rencontré les manifestants à l'extérieur de la mairie de Roberval dès la fin de la séance publique. Encerclé par des policiers de la SQ, M. Généreux a discuté avec les opposanta au projet de Val-Jalbert.

Photo Isabelle Tremblay

Partager

Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(ROBERVAL) Les esprits se sont échauffés au centre-ville de Roberval, hier soir, à la fin de la séance publique du conseil des maires de la MRC du Domaine-du-Roy.

Une vingtaine d'opposants au projet de construction d'une minicentrale au Village historique de Val-Jalbert ont tenté d'avoir accès à la salle pour discuter avec les élus.

Toutefois, un porte-parole de la Sûreté du Québec a laissé savoir que pas plus de dix personnes auraient accès à la salle. C'était la volonté des élus. Un tel scénario a mis le feu aux poudres.

Les écologistes ont qualifié ce geste de «lâche», affirmant que le fait d'interdire l'accès à des citoyens constituait un geste illégal.

«Il n'y a pas de démocratie», ont-ils déploré. «Je m'étais préparée à bien des choses, mais pas à cette situation», a lancé Marie-Claude Paris-Tanguay, porte-parole de la Coalition pour la Sauvegarde de la Chute Ouiatchouan à Val-Jalbert (CSOV). Puis, les manifestants ont scandé des slogans, comme «police partout, justice nulle part».

Une importante délégation de policiers de la SQ était mobilisée pour éviter un dérapage et assurer la sécurité des élus.

Les opposants persistent à croire que le projet de Val-Jalbert n'est pas accepté socialement.

Aussi, ils accusent le gouvernement du Québec d'avoir fait un cadeau au préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Bernard Généreux, en donnant le feu vert à la réalisation de cette minicentrale, alors que six autres projets du genre ont été rejetés la semaine dernière lorsque le gouvernement a annoncé qu'il mettait fin au programme de minicentrales.

À la fin de la séance publique, le préfet de la MRC, Bernard Généreux, est sorti pour discuter avec les militants. Il était encerclé de policiers. Les échanges entre les parties ont duré une dizaine de minutes.

Certains d'entre eux ont réclamé sa démission alors que d'autres n'ont pas hésité à démontrer leur colère face à la décision des maires de limiter l'accès à la salle du conseil.

Les opposants ont l'intention d'organiser d'autres activités de mobilisation dans les prochains jours.

Itremblay@lequotidien.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer