Cassandra et Catherine brisent le silence à l'Expo-sciences

Jeunes filles atteintes de dysphasie

Cassandra Michaud et Catherine Tremblay souffrent de dysphasie.... ((Photo Michel Tremblay))

Agrandir

Cassandra Michaud et Catherine Tremblay souffrent de dysphasie. La semaine dernière, elles ont expliqué leur trouble aux autres jeunes, dans le cadre d'Expo-sciences.

(Photo Michel Tremblay)

Partager

Sur le même thème

Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Vivre avec un trouble du langage n'a pas toujours été facile pour Cassandra Michaud et Catherine Tremblay. Aujourd'hui âgées de 14 ans, elles se sont donné la mission d'expliquer ce qu'est la dysphasie. Et elles n'ont plus peur du jugement des autres.

Les deux adolescentes participaient à l'Expo-sciences, cette semaine, à l'école L'Odyssée-Lafontaine de Chicoutimi. C'était la première fois que des élèves en classe adaptée présentaient un sujet pendant l'événement annuel.

Visiblement, Cassandra et Catherine étaient très fières d'expliquer aux gens leur trouble du langage. Les deux amies ont reçu un diagnostic de dysphasie sévère il y a maintenant plusieurs années. Elles ont des difficultés à s'exprimer normalement et à expliquer précisément leur pensée. Cassandra et Catherine désiraient montrer que la dysphasie n'est pas une déficience intellectuelle, mais bien physique. Leur stand d'Expo-sciences expliquait précisément leur trouble du langage. «On est super fières d'être avec les élèves du régulier. On a travaillé très fort et on espère que notre kiosque permettra aux gens de mieux comprendre la dysphasie», explique Cassandra.

Évidemment, les deux amies ont été victimes de quolibets durant leur enfance.

«On nous traitait d'"ortho", de "BS" et de plein d'autres noms. Les autres riaient de nous. On se fait encore écoeurer, mais ça nous dérange moins», raconte Cassandra, qui a appris à répondre à ses détracteurs. Même chose pour Catherine, qui se sentait bien seule avant de rencontrer Cassandra, en première secondaire. Aujourd'hui, elles sont en mesure de bien expliquer leur trouble et de se défendre devant les autres étudiants.

En plus des problèmes d'élocution qu'elle rencontre, Catherine dit avoir de la difficulté à verbaliser sa pensée. «Par exemple, si je veux dire ciseaux, le mot ne me vient pas et je dois dire "chose qui coupe". Ce n'est pas si grave, mais c'est tannant. J'ai aussi de la difficulté avec la prononciation», explique-t-elle.

Cassandra, elle, a un léger accent français. «Je ne sais pas pourquoi, mais la dysphasie me donne un accent français! Les autres m'écoeuraient beaucoup avec ça au primaire», raconte l'adolescente, qui a également des difficultés de prononciation.

«Il faut surtout prouver aux autres qu'on n'est pas moins intelligentes et que la dysphasie n'est pas contagieuse!», lancent les deux jeunes filles.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer