Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

Pas le choix d'augmenter les taxes

Les contribuables de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay vont  devoir... (Archives Le Quotidien)

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(Chicoutimi) Les contribuables de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay vont devoir composer avec une augmentation de la facture de la taxe scolaire et les parents dont les enfants utilisent le transport gratuitement sur l'heure du midi devront payer.

La présidente Liz S. Gagné n'entend pas faire croire à la population qu'elle sera en mesure d'absorber la réduction du système de péréquation sans toucher aux services éducatifs ou sans refiler une partie de la facture aux contribuables. Les décisions ne sont pas arrêtées, mais la présidente a déjà à l'esprit les solutions qui permettront à la commission de boucler son prochain budget.

«Ce n'est pas compliqué, tout est sur la table. Il y a une limite à ajuster nos façons de faire. C'est triste de constater qu'une organisation qui dispose d'un budget de 144 millions$ annuellement n'a aucune marge de manoeuvre pour investir dans des projets ou faire face à une situation comme nous vivons», a déclaré la présidente, qui a fait part de sa vision des choses sans gant blanc à la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, lundi dernier.

Concernant la taxe, la commission scolaire utilise la limite de 35 cents du 100$ d'évaluation. La subvention accordée par le gouvernement via le programme de péréquation faisait en sorte de ramener ce taux à 23 cents pour le contribuable. Pas question donc, de se priver de ce revenu.

«Pour nous, ça représente 4 millions$ dans notre budget. Si on décide de ne pas récupérer ce montant, aussi bien dire que nous fermons les portes. Nous avons un budget de 144 M$ avec 86% uniquement pour les salaires. Le reste sert à chauffer et entretenir les écoles et payer le transport scolaire. Nous n'avons aucune marge de manoeuvre et il est impossible de faire autrement», répète la présidente.

La ponction dans la taxe scolaire va permettre à la commission de combler un premier déficit de 4 M$. Les administrateurs doivent aussi trouver un autre 2 M$ pour éviter un déficit annuel. Selon Liz Gagné, tout est sur la table et le premier item identifié est celui du transport scolaire du midi qui est financé par la commission alors que d'autres laissent aux parents cette responsabilité.

«Ça fait partie de nos solutions. Les parents auront le choix de payer pour le transport du midi ou la garderie. On ne peut pas faire autrement dans la situation où nous sommes», insiste Liz S. Gagné.

Quant aux services directs aux élèves, la présidente n'a pas encore entre les mains le rapport final qui doit être présenté par un comité formé d'élus et de gestionnaires. Elle est déjà convaincue qu'à terme, après le déploiement des coupes, ces services ne seront plus les mêmes. Tout sera cependant mis en oeuvre pour en minimiser l'impact.

«C'est toujours le discours des politiciens que ça ne doit pas toucher le service à l'élève. On le sait très bien qu'il y aura un impact en fin de compte. Il faut arrêter de dire que ça doit se faire sans toucher aux services à l'élève.»

L'autre décision importante pour la commission scolaire concerne la modulation des taux de taxe sur son territoire. En ce moment, il existe neuf taux différents dans les neuf municipalités desservies. Il est possible que les commissaires en arrivent à la conclusion qu'il est préférable de décréter un seul taux.

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