Fusillade dans une école au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Un plan d'intervention existe

Il semblerait que les écoles primaires et secondaires de la région  soient... (Photo Jeannot Lévesque)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Il semblerait que les écoles primaires et secondaires de la région soient prêtes à intervenir en cas de fusillade. Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay et ceux de la Sûreté du Québec ont un plan d'intervention. Mais impossible d'en connaître les grandes lignes. La raison est fort simple: éviter d'offrir un mode d'emploi à un tireur potentiel.

Le tout premier épisode de la série policière 19-2, diffusé lundi soir à Radio-Canada, a eu l'effet d'une bombe. Sur les médias sociaux et au bureau, les commentaires sur cette mise en scène d'une tuerie dans une école secondaire ont afflué. Le Quotidien a donc voulu savoir si les écoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en mesure d'intervenir dans un cas semblable.

«Oui», ont répondu les porte-parole des différentes commissions scolaires de la région ayant adhéré au Plan de réponse pour des établissements sécuritaires (PRES) de la SQ. Mais sans plus de détails. «Je peux dire que les membres du personnel sont formés et qu'ils ont participé à des simulations», explique la porte-parole de la CS des Rives-du-Saguenay, Hélène Aubin. Même chose à la CS de La Jonquière. «Toutes nos écoles ont le plan d'intervention et connaissent les mesures d'urgence pour faire face à un tireur», explique la porte-parole Marie-Ève Desrosiers.

Ledit plan a été mis sur pied par la Sûreté du Québec en 2008. Auparavant, les policiers et les directions d'école n'avaient aucune méthode particulière à utiliser en cas de fusillade. C'est une suite d'événements, dont la tuerie du Collège Dawson, en 2006, qui a poussé la SQ à élaborer un plan précis.

«Nous ne voulons évidemment pas donner de mode d'emploi à une personne mal intentionnée. C'est pour cette raison que nous ne parlons pas en détail des mesures d'urgence utilisées», explique Guy Lapointe, lieutenant aux affaires criminelles de la SQ à Montréal.

Jusqu'à maintenant, 50% des écoles du Québec en territoire de la SQ ont participé à une simulation de confinement barricadé avec les enseignants. C'est donc dire que les policiers privilégient le confinement barricadé à l'évacuation. «Vous savez, ce qu'on veut, c'est dresser le plus d'obstacles possible entre le tireur et les victimes», a répondu le lieutenant Lapointe.

Depuis sa création, 95% des écoles du Québec, primaires et secondaires, ont adopté le plan d'intervention, dont celles de la région. «En premier temps, le personnel reçoit une formation théorique. Ensuite, une vidéo d'une reconstitution d'une fusillade est présentée au personnel et aussi aux étudiants. Une simulation est également organisée pour le personnel. Une seconde simulation peut être organisée avec les élèves», explique Guy Lapointe.

Lors d'une telle simulation, personne ne joue le rôle du tireur. «On pratique le confinement barricadé, mais on ne joue pas la menace. C'est surtout pour évaluer comment se comportent les gens et voir si le plan fonctionne bien», explique le lieutenant Lapointe.

Selon la porte-parole régionale de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton, les écoles du Lac-Saint-Jean ont commencé à visionner la vidéo. À Saguenay, quelques simulations ont déjà été organisées au cours des derniers mois.

«Évidemment, nous croyons être en mesure de bien intervenir lors d'une fusillade. Mais on ne peut jamais contrôler l'incontrôlable», a indiqué le lieutenant Lapointe.

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