Huit journalistes de grands quotidiens européens (Le Figaro, le Monde, La Repubblica, la Libération Belgique, le Luxemburger Wort, la Psicologia&Scuola, le Parisien et Libération) passent la prochaine semaine au Canada afin d'analyser le système scolaire.
Le voyage de presse s'intitule: «Enseignement secondaire: pourquoi le Canada est parmi les premiers de la classe?» et a été organisé par l'ambassade du Canada en France.
Avant Montréal et Toronto, les représentants des médias ont effectué un arrêt à Jonquière afin d'aborder les secrets de la réussite scolaire avec les responsables du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS), de la directrice du Cégep de Jonquière, Guylaine Proulx et les dirigeants du programme Écobes et de la chaire Visaj de l'UQAC.
«Lorsque l'ambassade a préparé le voyage, elle a dit aux journalistes qu'il y avait un passage obligé par le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils devaient voir ce que nous avions réussi pour la persévérance scolaire et de faire le constat de ce qui se fait de mieux ou de différent chez nous», lance Michel Perron, chercheur à l'UQAC et fondateur du CRÉPAS.
Les participants européens en ont appris davantage sur les initiatives régionales de lutte contre le décrochage scolaire, sur les approches globales, sur la présentation de la formation collégiale.
«Le passage à Jonquière était un incontournable, même si la majorité de la mission se déroule à Montréal et à Toronto. Cela confirme le pôle d'excellence d'Écobes, du CRÉPAS et de Visaj. Nous avons accueilli de grosses pointures des médias européens», mentionne Guylaine Proulx.
Le chercheur Michel Perron abonde dans le même sens en précisant que cette visite démontre tout le savoir-faire régional.
«Dans notre volonté de contrer l'abandon scolaire, nous avons réussi à mobiliser notre monde et à réunir les forces vives. Et ça les a impressionnés.
«Les journalistes ont montré de l'intérêt avec le fonctionnement des quatre ordres d'enseignement au Québec, à la façon de faire dans les cégeps. Ils ont appris qu'un étudiant peut changer de programme au collège et que l'on peut donner une formation technique et une préuniversitaire dans le même ordre. Ils ont vu que notre manière de faire est fluide», ajoute M. Perron.
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