Plainte à la Commission des relations de travail

Le syndicat assigne Étienne Jacques

Le Syndicat des employés d'Énergie Électrique Québec convoque... ((Archives))

Agrandir

Le Syndicat des employés d'Énergie Électrique Québec convoque devant la Commission des relations du travail le vice-président Rio Tinto Alcan métal primaire Amérique du Nord, Étienne Jacques.

(Archives)

Partager

(Chicoutimi) Le Syndicat des employés d'Énergie Électrique Québec convoque devant la Commission des relations du travail le vice-président Rio Tinto Alcan métal primaire Amérique du Nord, Étienne Jacques.

L'avocat du syndicat affilié aux Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), Me Sylvain Seney, lui a fait parvenir une assignation à témoigner avec une liste de documents requis par le syndicat pour compléter sa preuve dans une plainte d'ingérence de Rio Tinto Alcan dans les affaires du syndicat.

L'avocat de la partie patronale, Me Jean Allard, demande à la CRT de casser cette assignation: il la trouve « abusive ». Il plaide que le témoignage du grand patron de RTA au Saguenay-Lac-Sainy-Jean n'est nullement pertinent à la juridiction du commissaire et que la convocation n'est qu'une tentative de raviver un débat sur les transferts d'électricité entre la compagnie et Hydro-Québec. Il y voit aussi une façon d'amener RTA dans un « débat politique » relancé le 1er janvier 2012 par le lock-out des Métallurgistes unis d'Amérique (Métallos) à l'aluminerie d'Alma.

Le syndicat a aussi assigné la porte-parole de l'entreprise, Claudine Gagnon. «Mme Gagnon n'est même pas dans la ligne hiérarchique. Elle est aux communications», a renchéri Me Allard qui s'oppose aussi à ce qu'elle ait à répondre aux questions de l'avocat du syndicat.

Plainte

La plainte du syndicat à la Commission des relations du travail est une réplique à une mise en demeure envoyée par RTA au SEEEQ et à son président Pierre Simard qui ont dénoncé la position patronale dès le début du lock-out. Il se plaignait en public du rachat par Hydro-Québec de l'électricité produite, mais inutilisée, par RTA pendant le lock-out. La thèse syndicale, autant des TCA que des Métallos, est à l'effet que le lock-out a été déclenché le 1er janvier 2012, à un moment où le prix de l'aluminium était déprimé, ce qui permettait de réduire son offre de métal gris tout en encaissant l'argent d'Hydro-Québec.

Le 14 mars dernier, RTA a mis en demeure le syndicat et son président de respecter son devoir de loyauté envers l'entreprise, incluant ne ne pas divulguer d'information confidentielle. La mise en demeure, premier pas d'une procédure disciplinaire régulière, suivait un avertissement téléphonique lancé par un cadre, Jacques Bouchard.

La plainte du syndicat a été portée trois semaines plus tard. Elle s'appuie sur les articles 12 et 14 du Code du travail interdisant l'entrave aux activités syndicales et à l'exercice d'un droit prévu au code. Considérant que l'avis contrevient aux deux articles, le syndicat demande à la CRT de le déclarer nul.

Cinq journées d'audition ont eu lieu depuis juin et la CRT a réservé aujourd'hui et quatre jours additionnels en février pour administrer les preuves des deux parties. Le président Pierre Simard et le vice-président Mario Jean ont déclaré avoir utilisé des données publiques et fait un calcul simple pour pour en arriver aux conclusions rendues publiques. M. Jean a déclaré que la publication des données fournies par Hydro-Québec pour le premier semestre correspondant à la période du lock-out a accrédité leurs calculs. Le contenu de l'entente entre RTA et Hydro-Québec n'a jamais été rendu public.

Plus de détails dans la version papier du Quotidien//

Partager

publicité

publicité

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer