Réforme de l'assurance-emploi

L'inquiétude gagne du terrain

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Une vague d'inquiétude se fait sentir auprès des employeurs saisonniers dans la région.

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Joël Martel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Une vague d'inquiétude se fait sentir auprès des employeurs saisonniers dans la région. À la suite de la réforme de l'assurance-emploi, le milieu craint de perdre de la main-d'oeuvre qualifiée.

Depuis le 7 janvier 2013, le programme d'assurance-emploi a subi une réforme majeure. Parmi les modifications apportées au programme, c'est la clause contraignant les travailleurs à accepter des emplois qui sèment l'inquiétude dans le milieu ouvrier. Selon Service Canada, un emploi est jugé acceptable s'il répond à différents critères comme la distance pour s'y rendre ou un salaire «équivalent». Or, aux dires de plusieurs acteurs des milieux agricole, communautaire ou politique, l'application de cette réforme ne convient pas aux réalités locales et elle met en péril les ressources en main-d'oeuvre.

À cet effet, le député fédéral de Jonquière-Alma, Claude Patry, dresse un tableau des conséquences que pourraient avoir cette nouvelle réforme. «Par exemple, un gars qui travaille dans le débroussaillage ne peut pas travailler pendant l'hiver. Si, pendant sa période de chômage, on le force à occuper un travail qui lui offrira quarante heures par semaine, aura-t-il nécessairement envie de retourner à son ancien travail en sachant qu'il devra se livrer au même traitement à l'hiver prochain? Et de l'autre côté, peut-on croire que des employeurs vont avoir envie de payer une formation à des travailleurs qui ne seront en poste que pendant quelques semaines?»

La problématique n'est pas à prendre à la légère, car selon le coordonnateur de l'ASTUSE à Saguenay, Sylvain Bergeron, la majorité de l'économie dans la région est saisonnière. «Tout le monde est effrayé. Qu'il s'agisse de travailleurs dans le milieu du tourisme ou de la construction, ils devront tous se plier à ces conditions. Et ce n'est que le début, car à la lumière d'un document sur lequel j'ai mis la main, j'ai su que les employés de Service Canada devront obliger les prestataires à accepter un emploi si celui-ci leur apporte plus que ce qu'ils reçoivent en assurance-emploi. On parle ici de 55% de leur salaire d'origine.»

Aux dires de Denis Tremblay, de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les producteurs et les employeurs sont extrêmement touchés par la mesure. «On peut dire que 70% de la main-d'oeuvre agricole dans la région est permanente, mais à temps partiel. On a énormément besoin de cette main-d'oeuvre spécialisée du côté des producteurs laitiers et horticoles, par exemple. La crainte, c'est de perdre ces employés au profit d'autres secteurs.»

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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