Le téléphone sonne chez les évaluateurs

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Président de Cévimec-BTF, Dominique Dufour constate que le marché immobilier a grandement évolué depuis une dizaine d'années.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Les appels téléphoniques se multiplient chez les firmes d'évaluation après la livraison par Ville de Saguenay des comptes de taxes foncières de 2013.

Certains citoyens estiment que leur propriété est surévaluée, entraînant une hausse salée de la facture finale tandis que rares sont ceux qui se plaignent d'une baisse de leur facture.

Un sondage rapide réalisé auprès de différentes firmes d'évaluation basées à Saguenay fait dire à certains professionnels «que c'est la routine» pour une année d'application d'un nouveau rôle d'évaluation. «Des gens appellent pour vérifier les valeurs, mais il n'y a rien d'alarmant en terme de nombre. Notre mandat a consisté à faire les inspections des immeubles, ce qui comprend 52 000 dossiers» affirme Dominic Dufour, président de Cévimec-BTF. M. Dufour ajoute que d'un nouveau rôle à l'autre, l'histoire se répète.

M. Dufour constate que le marché immobilier a grandement évolué depuis une dizaine d'années. On assiste à un doublement des valeurs qui s'explique par une hausse des coûts de construction et la valeur des terrains. Autre élément, de nombreux propriétaires ont rénové leur résidence, le parc immobilier étant vieillissant. À preuve, en 2012, la valeur des permis de construction a atteint 363 millions$, en progression depuis 2004.

Chez les Évaluateurs-conseils du Fjord, le président Lionel Sansfaçon observe une augmentation du nombre d'appels, une situation également qualifiée de normale. Selon lui, beaucoup de gens ne sont pas conscients qu'en réalisant de petites rénovations à leur résidence sans permis de construction, ils s'exposent à une hausse de leur évaluation lorsque les inspections sont réalisées dans tous les foyers, comme ça a été le cas à Saguenay.

Selon l'évaluateur Ghislain Ruest, il est important que les gens fassent la part des choses en se demandant s'ils auraient pu vendre leur propriété à la valeur établie au 1er juillet 2011.

Pour ceux qui sont convaincus d'avoir raison, l'évaluateur Sanfaçon affirme qu'il est possible pour un citoyen de contester la valeur de sa propriété, sauf qu'il ne suffit pas de le dénoncer à la ville. «Ça prend de bons arguments. On ne peut contester la valeur de sa maison en comparant avec le voisin, mais plutôt en comparant la valeur par rapport au marché», affirme-t-il.

Compte tenu que la ville est bien dotée en terme de main-d'oeuvre dans les secteurs de l'évaluation, du droit, ingénieurs, il est préférable, selon lui, de faire appel à un professionnel. Tout propriétaire désireux de contester son évaluation doit déposer une demande auprès de Saguenay avant le 1er mai. S'il n'obtient pas satisfaction, un autre recours est possible devant le Tribunal administratif du Québec.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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