Denis Trottier invite les opposants à la réflexion

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ISABELLE TREMBLAY
Le Quotidien

(CHAMBORD) «Ce dossier prend des proportions disproportionnées. C'est devenu le problème environnemental numéro un au Québec. À titre d'écologiste, le temps doux de la dernière semaine m'inquiète davantage que le projet de construction d'une minicentrale à Val-Jalbert», affirme le député du comté de Roberval, Denis Trottier.

Ce dernier estime que les opposants au projet de construction d'une centrale hydroélectrique de 16 mégawatts au Village historique de Val-Jalbert auraient avantage à concentrer leurs énergies en préparant un mémoire dans le cadre du débat public sur l'énergie qui se déroulera dans les prochains mois. «Le débat devra se faire à cette occasion, à savoir quelle est la pertinence ou non d'implanter des petites ou grosses centrales hydroélectriques sur l'ensemble du territoire. Mais dans le dossier de Val-Jalbert, la décision a été prise et le projet est entamé », mentionne Denis Trottier.

Or, la Coalition pour la Sauvegarde de la Ouiatchouan à Val-Jalbert (CSOV) sollicite une rencontre d'urgence avec la première ministre du Québec. Dans une correspondance expédiée à Pauline Marois, le groupe écologiste soutient que ce projet suscite énormément de grogne au sein de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean et au Québec.

La CSOV désire s'entretenir avec la première ministre pour lui expliquer sa position, puisqu'elle soutient qu'elle n'est pas écoutée par la MRC du Domaine-du-Roy, intervenant principal et partenaire promoteur du projet.

« Ce projet a été autorisé récemment, sans avoir eu l'appui du milieu local et sans avoir, entre autres, fait l'objet d'une consultation officielle par le gouvernement du Québec, des communautés autochtones susceptibles d'être touchées. Une autorisation du projet sans ces conditions essentielles est inacceptable pour nous », affirme Jean-Yves Nadeau, de la Coalition.

Même si les opposants soutiennent que la population n'adhère pas au projet et qu'elle n'a pas été renseignée sur les tenants et aboutissants de cette centrale, Denis Trottier indique que le promoteur, la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean, a multiplié les efforts pour informer les contribuables. À titre d'exemple, il rappelle que des consultations préalables et les audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) ont permis aux citoyens de s'exprimer.

En ce qui a trait à l'énergie qui sera produite à Val-Jalbert, le député Trottier précise qu'elle n'aura pratiquement pas d'impact sur les surplus énergétiques de la province. «Et pour ma part, j'espère que cette énergie servira à notre secteur en priorité. Cela nous permettrait d'être autonomes en cas de problème majeur de manque d'électricité», lance-t-il.

itremblay@lequotidien.com

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