Les infections transmissibles sexuellement en hausse au Saguenay-Lac-Saint-Jean

La chlamydia fait des ravages

Chlamydia, gonorrhée, syphilis; la région n'échappe pas à... ((Photo Rocket Lavoie))

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Chlamydia, gonorrhée, syphilis; la région n'échappe pas à la prolifération des infections transmissibles sexuellement (ITS).

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Chlamydia, gonorrhée, syphilis; la région n'échappe pas à la prolifération des infections transmissibles sexuellement (ITS). Les cas diagnostiqués au Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en hausse constante depuis quelques années. Une réalité qui inquiète l'Agence régionale de la santé et des services sociaux.

Actuellement, c'est la chlamydia qui fait le plus de ravage au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Au cours de la dernière année, pas moins de 519 personnes ont reçu un diagnostic, soit 1,4 cas par jour. À titre de comparaison, en 2008, 371 personnes recevaient un diagnostic de chlamydia, maladie à déclaration obligatoire.

«C'est frappant. Le nombre de cas augmente d'année en année. Le pire dans tout ça, c'est qu'il y a deux ou trois fois plus de gens infectés, mais qu'ils l'ignorent», note l'infirmière spécialiste en ITS de l'Agence de la santé et des services sociaux, Lynn Potvin. C'est donc dire qu'entre 1000 et 1500 personnes de la région sont infectées. Fait inquiétant, 72% de personnes atteintes sont âgées de 15 à 24 ans. De plus, on apprend que 70% sont des femmes.

«Les femmes ont plus tendance à consulter pour différents problèmes génitaux. Nous sommes plus appelées à nous rendre au gynécologue. C'est souvent par hasard qu'on diagnostique une chlamydia, car elle est souvent asymptomatique. C'est à long terme qu'elle fait des ravages», note Lynn Potvin, faisant surtout référence à l'infertilité.

D'ailleurs, les problèmes de fertilités connus par bien des gens sont souvent expliqués par une ITS non soignée. «C'est inquiétant parce que plusieurs personnes traînent une ITS durant des années sans le savoir. Nous connaîtrons de graves problèmes de fertilités dans quelques années», estime l'infirmière.

Gonorrhée et syphilis

La gonorrhée et la syphilis, bien que moins répandues, frappent plus fort qu'auparavant. D'ailleurs, durant plusieurs années, la région n'enregistrait aucun cas de syphilis. En 2012, six cas ont été diagnostiqués, comparativement à deux en 2011 et trois en 2010. En 2009, 2008 et 2007, aucun cas n'avait été déclaré.

Si elle n'est pas soignée, la syphilis entraîne de graves problèmes de santé, comme des lésions cérébrales, et même la mort. «La syphilis a longtemps été chose du passé ici. Mais elle revient. Et c'est encore une fois les jeunes qui reçoivent ce diagnostic», note Lynn Potvin.

La gonorrhée, une maladie qui avait également presque disparue au cours des dernières années, refait peu à peu surface. Dix-sept cas ont été enregistrés en 2012, comparativement à sept en 2007. C'est donc dire que la bactérie se propage tranquillement.

Un autre problème ébranle le traitement des ITS: la résistance de la bactérie de la gonorrhée face aux antibiotiques. En effet, cette ITS est de plus en plus difficile à traiter.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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