Jessy Dubé étudie le violon en suisse

Vivre sa passion

Vivre une passion, ça ne se décrit pas, ça se vit. Et c'est justement ce  que... (Photo Jeannot Lévesque)

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(Jonquière) Vivre une passion, ça ne se décrit pas, ça se vit. Et c'est justement ce que fait la Jonquiéroise Jessy Dubé. Elle poursuit sa formation de violoniste en Suisse.

Tombée amoureuse du violon à l'âge de 10 ans grâce à son grand-père Charles-Aimé Poirier (voir autre texte), la jeune femme entend compléter sa maîtrise et souhaite ensuite en faire une carrière. L'enseigner, oui, mais surtout le jouer. Dans un groupe ou avec un orchestre, mais elle veut que ce soit sa carrière. En Suisse, probablement pas. Au Québec, fort possiblement. Du moins, ça fait partie de ses rêves.

Jessy Dubé est de passage à la résidence familiale de Lac-Kénogami pour la période des Fêtes. Pour célébrer en famille, certes, mais aussi pour donner un concert-bénéfice avec les membres du groupe Pia Ensemble, un groupe multiculturel de la Turquie, du Pérou, de la Suisse, de l'Argentine et du Canada. Le spectacle s'est déroulé devant 250 personnes à la salle Pierrette-Gaudreault, de Jonquière, événement qui lui a permis de recevoir un coup de main de 20 000$ pour poursuivre ses études.

La jeune femme de 24 ans mène actuellement sa maîtrise en musique à l'Université Hochschule Sür Musik Babel à Bâle, en Suisse. Elle a complété trois sessions jusqu'à maintenant et elle doit en faire encore cinq pour compléter son cours.

Elle s'est retrouvée de l'autre côté de l'Atlantique après avoir fait partie de l'Orchestre des Amériques et avoir entendu parler les autres musiciens de leurs études aux États-Unis et en Europe.

Même si elle est encore assez jeune, Jessy Dubé possède une bonne expérience musicale. Elle a été membre de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean et a fait partie de l'orchestre du Conservatoire de musique du Québec, ce qui lui a permis de vivre ses premières expériences professionnelles.

Elle a ensuite été l'une des trois Canadiennes à se tailler une place au sein de l'Orchestre des Amériques, ce qui lui a permis de faire une tournée en 2010 en Colombie, en Équateur, au Pérou et au Brésil.

«La majorité des musiciens poursuivaient leurs études aux États-Unis, en Allemagne ou en Suisse. J'ai établi des contacts pour une audition en Allemagne, mais je voulais un plan B. J'ai contacté le premier violon du Quatuor Alcan, Laura Andriani et elle m'a parlé de la Suisse. J'ai fait l'audition et j'ai été acceptée. J'ai alors renoncé à l'Allemagne.

«C'était toute une pression. Il y avait six places disponibles, dont deux pour des étrangers. J'ai joué du mieux possible. Lorsque j'ai reçu l'appel, j'ai réfléchi 10 minutes avant d'accepter», raconte-t-elle.

À la fin des études, elle entend revenir au Québec et envisage une tournée canadienne avec les membres de Pia Ensemble (créé par l'artiste turque Müge Tosun). Elle songe à Toronto, Montréal et le Saguenay et possiblement New York.

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