«Nous sommes vraiment dans un flou»

Après Newtown, le débat du registre des armes à feu refait surface

Encore aujourd'hui au Québec, toutes les armes vendues... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Encore aujourd'hui au Québec, toutes les armes vendues doivent être enregistrées dans le registre des armes à feu de la Sûreté du Québec.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Jonquière) Ne se procure pas une arme qui veut au Québec. Mais selon les experts, ce ne sont pas les registres qui empêcheront des tueries comme celle qui a chamboulé la petite municipalité de Newtown, au Connecticut.

Le dossier du fameux registre des armes à feu, aboli au Canada cet été, a refait surface la semaine dernière. Si le registre n'est plus dans la plupart des provinces canadiennes, le Québec a pu conserver les données relatives aux propriétaires d'armes québécois. «Nous sommes vraiment dans un flou actuellement. On se doit d'enregistrer toutes les armes que nous vendons, mais si nous en vendons en Ontario, par exemple, ce n'est plus nécessaire. Ça devient pas mal compliqué», explique Samuel Blackburn de Pro-Nature. L'entreprise régionale est spécialisée autant dans la vente d'armes sans restriction (fusils, carabines, etc.), que dans les armes à autorisation restreintes (pistolet, revolver, AR-15, et toutes les armes de poing).

«Lorsque le registre a été aboli au Canada, plusieurs ont pensé qu'ils pouvaient vendre leur arme à n'importe qui au Québec, ignorant qu'ici, il faut encore être enregistré. Disons que ça peut causer des problèmes et des confusions, car des gens ont peut-être des armes actuellement non enregistrées ici», ajoute Samuel Blackburn.

Chez Pro-Nature, un client qui veut acheter une arme doit, en premier lieu, présenter son permis de maniement. Un permis nécessaire à la grandeur du Canada et délivré par la GRC. Pour l'obtention de ce permis, on se doit de remplir des formulaires et une enquête est réalisée. Le permis est valide pour une durée de cinq ans. Une fois le permis obtenu, il est possible de se procurer une arme dite sans restriction.

Évidemment, ce genre d'arme peut facilement tuer une personne, autant qu'une arme à autorisation restreinte. «Par exemple, nous avons le modèle qui a été utilisé le soir de l'attentat des élections provinciales. À mon avis, il y a des armes sans restriction plus dangereuses que d'autres à autorisation restreinte», indique Samuel Blackburn.

Pour se procurer une arme de poing, le processus est un peu plus compliqué. Un cours de maniement est nécessaire au Québec et un permis de transport également. Contrairement aux États-Unis, il est strictement interdit de se balader avec une arme sur nous. L'arme de poing est utilisée dans un seul but au Canada: être membre d'un club de tir.

La journaliste et le photographe, présents au Pro-Nature, n'ont même pas pu toucher l'une des armes à autorisation restreinte. «Il vous faut un permis, même pour toucher!», a lancé Samuel Blackburn.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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