Secto à l'abri de ses créanciers

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Le Groupe Secto a longtemps été perçu comme un fleuron de l'économie régionale.

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(SAINT-BRUNO) Croulant sous des dettes totalisant quelque 18 millions de dollars, le Groupe Secto de Saint-Bruno se met à l'abri de ses créanciers. En période de pointe, l'entreprise emploie jusqu'à 200 travailleurs.

Fondé en 1975 par l'homme d'affaires Marcel Maltais, le Groupe Secto a longtemps été perçu tel un fleuron de l'économie régionale. Spécialisé dans la fabrication d'unités modulaires destinées aux grands chantiers de construction, l'excellence de ses réalisations a été reconnue au-delà des frontières du Québec.

Le Groupe Secto possède également une division axée sur le transport.

En 2010, faute de relève, le président-fondateur a cédé son entreprise à la société Pluri-Capital, sous condition que l'acquéreur maintienne le Groupe Secto au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les dernières années ont cependant été plus difficiles qu'anticipé.

Il y a moins d'un mois, le 26 novembre dernier, le ministre Alexandre Cloutier confirmait l'octroi d'une aide d'urgence de 1,3 million de dollars afin de permettre à l'entreprise à surmonter ses difficultés financières. Cette somme a été allouée sous forme de prêt, approuvé directement par le président du Conseil du Trésor et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.

«C'est une entreprise essentiellement locale, qui compte des actionnaires importants dans la région. La compagnie est en voie d'obtenir un contrat important avec la province de Terre-Neuve, ce qui va lui permettre de relancer ses activités. C'était entre 80 et 200 emplois qui étaient en jeu. C'est énormément d'emplois qui auraient été perdus et c'est pourquoi le gouvernement du Québec a accepté d'intervenir rapidement», avait alors insisté le ministre Cloutier.

Hier soir, il a été impossible de connaître les raisons exactes ayant mené à ce dénouement inattendu, qui survient à quelques jours de la période des Fêtes.

Il demeure que le nombre de créanciers non garantis s'élève à environ 250. Ces petites et moyennes entreprises, essentiellement des fournisseurs régionaux, perdront plus de 9 millions de dollars dans le processus.

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