L'industrie désire garder la planification

André Tremblay demande que l'industrie conserve la planification... (Photo archives)

Agrandir

André Tremblay demande que l'industrie conserve la planification et la responsabilité de la certification forestière.

Photo archives

Partager

Louis Potvin
Le Quotidien

(QUÉBEC) Le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) est toujours inquiet de la mise en place du nouveau régime forestier et demande que les compagnies puissent continuer à s'occuper de la planification et de la certification forestière.

« Nous estimons à 10 $ le mètre cube ce que ça va coûter de plus avec l'entrée en vigueur du nouveau régime forestier. Ça représente 20 % d'augmentation, c'est énorme. Comme 65 % des coûts sont liés à la récolte, il faut que les compagnies aient le contrôle sur la planification «, affirme le président-directeur-général du CIFQ, André Tremblay. Cette évaluation de 10 $ du mètre viendrait annuler les profits que réalisent les compagnies depuis que le prix payé pour le bois d'oeuvre sur les marchés s'est amélioré.

C'est pour ces raisons que lors de sa présence à la Commission parlementaire sur la loi 7 du nouveau régime forestier, la semaine dernière, son organisme a milité pour que la certification et la planification demeurent la responsabilité des entreprises, comme c'est le cas dans l'actuel régime forestier.

« Comme nous tenons à nos certifications pour vendre nos produits, il faut s'assurer que le ministère va être en mesure de les maintenir et de les acquérir pour les nouveaux secteurs de coupe «, a-t-il indiqué. Une question se pose également en ce qui a trait à la certification FSC. La question autochtone sera difficile à négocier pour le gouvernement qui va se trouver juge et parti.

Du point de vue de la planification, un haut dirigeant de Résolu a révélé au journal Le Quotidien différents enjeux. La voirie forestière est développée en fonction des territoires de coupe et doit être faite un an à l'avance pour que le chemin durcisse assez pour permettre de bien absorber le transport lourd. Sinon, ça complique le transport du bois et augmente les coûts. Le moindre retard ou une mauvaise planification peut causer des hausses de coût et une perte de productivité. Résolu estime à 7 $ de plus du mètre cube l'implantation du nouveau régime forestier.

André Tremblay se réjouit de l'ouverture de la ministre Martine Ouellet en regard des arguments évoqués par le CIFQ, mais son organisme continue à travailler avec des sous-ministres pour essayer d'aplanir les irritants liés à l'application du nouveau régime forestier.

Mise aux enchères

Le CIFQ s'inquiète aussi de l'accréditation syndicale. L'organisme est contre la volonté des syndicats que les employés qui travailleront pour les entreprises ayant gagné des enchères conservent leur accréditation syndicale. « Il faut que tout le monde soit sur le même pied pour enchérir. Il y a 30 % des employés qui sont syndiqués en forêt, les autres, à ce que je sache, ne se sentent pas plus mal «, mentionne-t-il.

Ce dernier assure que les conditions de travail ne seront pas tirées par le bas. « L'industrie forestière est en compétition avec les mines, Hydro-Québec et l'aluminium. Les entreprises savent qu'elles doivent être concurrentielles pour attirer des travailleurs. De toute façon, il y a une pénurie de main-d'oeuvre. «

Malgré les réticences de l'organisme à la mise aux enchères du bois et à l'application dès 2013 du régime forestier, André Tremblay semble avoir accepté cette nouvelle façon de faire. « Nous voulons du libre marché, alors soyons conséquent. Il va y avoir des conséquences heureuses et malheureuses. Au final, ce sont les Québécois qui vont gagner, car la ressource va se transiger au prix du marché et les redevances seront plus élevées «, conclut-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer