L'enfer des troubles alimentaires

Stéphanie a vécu secrètement avec la boulimie durant... ((Photo Rocket Lavoie))

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Stéphanie a vécu secrètement avec la boulimie durant quatre ans.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Stéphanie avait 16 ans lorsqu'elle a commencé à souffrir d'un trouble alimentaire. Insidieusement, la boulimie a fait son apparition. Durant quatre ans, la jeune femme a vécu l'enfer, tout en gardant le secret sur son état.

C'est en quatrième secondaire que la jeune fille a commencé à éprouver un malaise en se regardant dans le miroir. Stéphanie (nom fictif) a accepté de parler de cette épreuve pour sensibiliser les gens à la cause des troubles alimentaires. Elle préfère toutefois garder l'anonymat, en raison de son travail.

Au lendemain du mois de la prévention de l'anorexie et de la boulimie, Stéphanie estime qu'il y a encore bien du chemin à faire pour enrayer les tabous envers les troubles alimentaires.

«J'avais 16 ans quand tout a commencé. Je n'étais pas très corpulente, mais dans ma petite tête, je me trouvais moche comparé aux belles filles sveltes que je voyais un peu partout, dans la rue, dans les magazines et à la télé», raconte Stéphanie.

L'adolescente a commencé par diminuer drastiquement ses portions. «C'était trop visible, mes proches s'inquiétaient. J'ai donc décidé d'utiliser un autre moyen. De savoir que je pouvais faire ressortir toute ma nourriture était pour moi, à ce moment, la meilleure solution», confie la jeune femme.

Stéphanie a commencé par se faire vomir une ou deux fois par mois. Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas toutes les boulimiques qui se gavent pour se faire vomir ensuite. La maladie s'installe souvent tranquillement.

«J'ai vite eu des crises plus régulièrement. Je me faisais vomir trois ou quatre fois par jour. Avoir l'estomac vide, c'était essentiel pour mon bien-être. J'avais peu d'énergie, mais je ne pouvais pas m'en empêcher », explique Stéphanie.

La maladie mentale s'est alors sérieusement installée.

«Étant donné que j'ai attendu quatre ans avant de consulter et d'en parler, c'était incrusté profondément dans ma tête et dans mon corps. C'est un sentiment de honte, de profond malaise et de dégoût de soi qui s'installe et qui nous rend tellement malheureux», laisse tomber la jeune femme.

Après quatre ans, Stéphanie a dû prendre une décision.

«À 19 ans, je sortais de l'école, je commençais un emploi dans mon domaine et je me devais d'être là à 100%. Je n'étais pas capable étant donné mon état de santé. J'ai donc dû me rendre à l'évidence. Je ne pouvais pas m'en sortir toute seule», confie-t-elle.

Stéphanie a alors pris son courage à deux mains. Elle a tout avoué à sa mère.

Plus de détails du témoignage dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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