La Défense étudie la thèse de l'usurpation d'identité

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Escorté par les policiers de la SQ lors de son arrivée au Palais de justice, Sylvain Deschênes, menotté, a réitéré qu'il y avait erreur policière dans son dossier, lorsque sollicité par les médias.

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(CHICOUTIMI) Le milicien Sylvain Deschênes, l'un des suspects de la Sûreté du Québec (SQ) dans le cadre de l'Opération Insuline, qui estime être victime d'erreur sur la personne, a été remis en liberté après avoir comparu hier après-midi au Palais de justice de Chicoutimi. Son avocate estime qu'il aurait pu être victime d'usurpation d'identité.

Escorté par les policiers de la SQ lors de son arrivée au Palais de justice, Sylvain Deschênes, menotté, a réitéré qu'il y avait erreur policière dans son dossier, lorsque sollicité par les médias.

Le milicien de 32 ans a comparu quelques minutes, devant le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec, l'air confiant, après avoir passé quelque six heures au quartier général de la SQ de Chicoutimi. Il était recherché depuis mercredi matin par la SQ pour répondre à des accusations de complot, de trafic de stupéfiants et de recel de plus de 5000$.

M. Deschênes, officier d'infanterie à la Défense nationale, a contacté Le Quotidien jeudi, après avoir été averti par ses proches que son nom figurait parmi la liste des 22 suspects de l'Opération Insuline publiée dans ces pages. Il soutenait être victime de diffamation et d'erreur sur la personne. Le milicien, originaire de Chicoutimi, mais qui demeure maintenant à Montréal, était à ce moment à l'extérieur de la région et s'est rendu vendredi matin au poste de la SQ pour rencontrer les enquêteurs.

Il a été remis en liberté sous conditions, notamment, de ne pas communiquer avec les coaccusés, de respecter un couvre-feu et de déposer son passeport au greffe de Montréal, en plus de devoir fournir une caution.

La procureure de la Couronne responsable du dossier de l'Opération Insuline, Me Mélanie Dufour, n'a pas voulu commenter le cas de Sylvain Deschênes, rappelant seulement qu'un mandat d'arrestation avait été émis contre lui et qu'il faisait partie des accusés de l'opération policière d'envergure.

Usurpation d'identité?

L'avocate qui représentait M. Deschênes, Me Justine Guay-Langevin, a spécifié que plusieurs éléments restaient à vérifier dans le dossier et que la Défense en était à ses premières démarches. «À ce stade-ci, la divulgation de preuve est partielle, a-t-elle indiqué. Nous avons plusieurs éléments qui ne concordent pas et qui appuient la version du client, concernant notamment son véhicule et certaines dates du dossier.»

Elle n'était pas en mesure de préciser pourquoi le milicien avait passé autant de temps au poste de la SQ vendredi. «Plusieurs éléments demeurent à vérifier, et il pourrait y avoir eu une erreur policière, ajoute-t-elle. M. Deschênes aurait pu être victime d'usurpation d'identité, ce qui arrive couramment.»

Sylvain Deschênes devra comparaître à nouveau au Palais de justice de Chicoutimi le 14 février pour l'orientation de son procès. La Défense espère pouvoir éclaircir le dossier de M. Deschênes d'ici là.

Les Forces armées canadiennes ont indiqué au Quotidien qu'elles ne commenteraient pas le dossier et qu'elles ne fourniraient pas d'informations sur le dossier de M. Deschênes.

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