Le décret adopté

Minicentrale à Val-Jalbert... (Photo archives)

Agrandir

Minicentrale à Val-Jalbert

Photo archives

Partager

Isabelle Tremblay
Le Quotidien

(CHAMBORD) Québec donne le feu vert à la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean pour la construction d'une minicentrale de 16 mégawatts au Village historique de Val-Jalbert.

Le cabinet de Pauline Marois a adopté, hier, le décret qui permettra de délivrer un certificat d'autorisation environnemental à la Société de l'énergie communautaire du Lac-Saint-Jean. L'information a été confirmée au Quotidien par Marie Barrette, l'attachée de presse de Mme Marois.

Ce projet, issu d'un partenariat entre les MRC du Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine, ainsi que la communauté de Mashteuiatsh et la municipalité de Chambord, nécessitera des investissements de 53 millions de dollars.

Les indications des derniers jours laissaient présager une telle prise de décision de la part du gouvernement du Québec. Lundi matin, la première ministre, Pauline Marois, a affirmé publiquement qu'elle accordait son appui au projet.

Elle a fait cette déclaration dans le cadre du Sommet sur les territoires et les ressources, qui se déroulait à Montréal et auquel ont participé des centaines d'autochtones.

Afin de respecter ses échéanciers et éviter de perturber la prochaine saison touristique du Village historique de Val-Jalbert, la Société de l'énergie communautaire souhaite être en mesure d'amorcer les travaux dès janvier 2013.

Rejoint hier soir, le député de Roberval, Denis Trottier, a souligné qu'il s'agit d'un dossier qui tient la route. «Lorsqu'on l'analyse dans son ensemble, j'en conclus que la décision qui a été prise est très responsable. Les intervenants en place ont fait beaucoup d'effort pour intégrer les éléments du projet au site touristique. De plus, cette centrale cadre bien à la vocation de Val-Jalbert. Toute l'histoire du site a d'ailleurs débuté avec la construction d'un barrage hydroélectrique. Le futur barrage nous permettra d'assurer la continuité et la pérennité de cette infrastructure, a affirmé M. Trottier.

Opposants consternés

Les opposants qui ont multiplié les efforts pour faire échouer le projet ont démontré beaucoup d'amertume face à cette décision.

La Coalition pour la sauvegarde de la Ouiatchouan à Val-Jalbert (CSOV) n'entend pas baisser les bras. L'une des porte-parole du groupe écologiste, Marie-Claude Paris-Tanguay, a réaffirmé que le projet ne respecte pas les trois principes du développement durable qui reposent sur le social, l'économique et l'environnemental.

«Nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous étudierons l'ensemble de la question, car on ne peut pas accepter que le gouvernement passe par-dessus certaines règles et procédures en vigueur. À ma connaissance, le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs et le ministère de la Culture et des Communications n'ont même pas déposé leur rapport officiel à ce sujet. De plus, d'autres irrégularités sont toujours sous enquête.»

Mme Paris-Tanguay a ajouté que le projet ne respecte pas le critère de l'acceptabilité sociale, surtout chez les autochtones qui en appellent maintenant aux droits autochtones humanitaires.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer